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15/02/2013 05:26 EST | Actualisé 17/04/2013 05:12 EDT

Le TAS désavoue l'UCI et remet Katusha en première division

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a désavoué vendredi l'Union cycliste internationale (UCI) et a redonné à l'équipe Katusha sa place en première division.

La commission des licences de l'UCI avait écarté en décembre dernier la formation russe, qui était à la merci d'une invitation des organisateurs pour participer aux courses les plus importantes.

Katusha, qui avait fait appel auprès du TAS, a obtenu gain de cause auprès de l'instance d'arbitrage.

En conséquence, dix-neuf équipes font désormais partie de la première division (WorldTour) qui est censée être limitée à dix-huit.

L'UCI pourrait toutefois accepter exceptionnellement une équipe supplémentaire plutôt que d'en écarter une alors que la saison est d'ores et déjà entamée.

L'Espagnol Joaquim Rodriguez, sur le podium du Giro et de la Vuelta l'an passé, voit donc l'accès au Tour de France s'ouvrir devant lui. Vainqueur de l'étape-reine du Tour d'Oman jeudi, le grimpeur espagnol est le chef de file du groupe qui compte aussi dans son effectif le Russe Denis Menchov, dont le nom a été plusieurs fois évoqué dans la chronique des affaires de dopage.

Katusha, qui est dirigé depuis l'automne dernier par l'ancien champion olympique russe Viatcheslav Ekimov, a intégré le Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC), qui regroupe les équipes en pointe dans l'antidopage, dont il est membre à titre probatoire.

Aucune explication n'avait été avancée publiquement par l'UCI lors du rejet de la demande de Katusha. Mais, en acceptant ensuite la formation russe en deuxième division, la fédération internationale avait implicitement reconnu que la décision était due à des raisons éthiques, liées à plusieurs affaires de dopage passées.

Pour la commission des licences de l'UCI, censée être indépendante de la fédération internationale proprement dite, la décision du TAS est le deuxième désaveu prononcé à son encontre par l'instance suisse après le cas de l'équipe Phonak privée de licence et qui avait aussi obtenu gain de cause en 2005.

"Compte tenu de l'urgence de cette affaire, la formation a rendu sa décision aujourd'hui, sans les motifs qui seront communiqués par écrit dans quelques semaines", a ajouté le TAS en rendant publique sa décision en faveur de Katusha.

jm/pid