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15/02/2013 03:11 EST | Actualisé 17/04/2013 05:12 EDT

Le pétrole baisse nettement à New York, plombé par des prises de bénéfices

Les cours du pétrole ont terminé en nette baisse vendredi, pénalisés par des prises de bénéfices à l'orée d'un long week-end sur les marchés financiers américains, dans un contexte de hausse du dollar et d'inquiétudes pour la zone euro.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars a cédé 1,45 dollar à 95,86 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le pétrole a ainsi effacé ses gains de la semaine, après s'être hissé mercredi jusqu'à 98,11 dollars le baril, les courtiers se retirant du marché à la veille d'un long week-end.

En l'absence de nouvelles susceptibles de faire bouger le marché, "il apparaît difficile de déceler" les raisons d'une telle chute des prix, a noté Kyle Cooper, de Houston consultancy IAF Advisors. "Il semble que ce soit un mouvement de prises de bénéfices plus qu'autre chose", a-t-il ajouté.

Des inquiétudes au sujet des perspectives de demande en or noir ont aussi accentué cette tendance baissière.

Aux Etats-Unis d'une part, malgré la publication d'un indicateur manufacturier relativement bon, les courtiers se sont inquiétés d'un léger recul de la production industrielle en janvier dans le pays alors que les analystes s'attendaient à une hausse.

"La production industrielle est un indicateur que les opérateurs regardent de très près. Plus (elle) augmente, plus la demande en produits pétroliers augmente", a expliqué Andy Lebow, de Jefferies Bache.

Des craintes sur la santé économique de la zone euro, qui s'est encore enfoncée dans la récession au quatrième trimestre, renforçaient aussi ces inquiétudes pour la demande.

Les opérateurs étaient aussi gagnés par un regain de frilosité alors que s'est ouvert vendredi un sommet de deux jours du G20 à Moscou, qui réunissait les ministres des Finances et banquiers centraux des 20 principaux pays riches et émergents, et où devrait être évoquées les craintes d'une "guerre des monnaies".

"Les courtiers s'attendent à une réunion potentiellement agitée", a souligné Matt Smith, de Schneider Electric.

La nervosité des cambistes accentuait le rebond du dollar, considéré comme une valeur refuge face à la monnaie unique européenne notamment.

Or, un renchérissement du billet vert a tendance à affaiblir les cours du brut, libellés en dollars, car ils deviennent moins intéressants pour les investisseurs munis d'autres devises.

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