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15/02/2013 01:52 EST | Actualisé 17/04/2013 05:12 EDT

Le Gabon interdit les gros calibres pour éviter la chasse aux éléphants

Le Gabon, confronté à une augmentation du braconnage d'éléphants dans ses parcs nationaux, a décidé d'interdire les fusils et cartouches de gros calibre, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur gabonais vendredi.

"Le ministre de l'Intérieur décide de la suspension de vente de fusils et de munitions de type 375 et 458, destinés à la grande chasse sur toute l'étendue du territoire national", selon le texte de l'arrêté.

"Les sociétés agréées dans la commercialisation de cette catégorie d'armement et de munitions sont assujetties à la stricte observation du présent arrêté", poursuit le texte.

La semaine dernière, une étude a montré que le Gabon, qui accueille plus de la moitié des éléphants de forêt d'Afrique, était devenu une nouvelle cible des réseaux de braconniers avec le massacre d'environ 20.000 pachydermes en 10 ans.

Depuis 2004, 11.000 pachydermes ont été tués dans le seul parc national de Minkébé (extrême nord) et "environ 10.000 autres" ont disparu dans le reste du pays, d'après l'Agence nationale des parcs nationaux (ANPN).

Le Gabon, qui représente 13% de la forêt tropicale africaine, accueille plus de la moitié des éléphants de forêt d'Afrique (plus petits que ceux de savane), dont la population totale est estimée à environ 80.000.

Comme dans de nombreuses zones-tampons d'Afrique centrale, les braconniers se jouent de la porosité des frontières pour circuler d'un pays à l'autre. En Afrique, une partie de l'argent issu de ce trafic sert à financer divers groupes armés, estime l'organisation de défense de l'environnement WWF international.

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba, qui fait la promotion d'un "Gabon vert" et mise sur l'écotourisme, a fait brûler cinq tonnes d'ivoire saisies en juin, une première en Afrique centrale.

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