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15/02/2013 10:52 EST | Actualisé 17/04/2013 05:12 EDT

La Côte d'Ivoire court encore des "risques" malgré un "apaisement" (ONU)

La Côte d'Ivoire court encore des "risques" malgré un "apaisement", près de deux ans après la fin d'une crise meurtrière, a estimé vendredi un haut responsable de l'ONU, soulignant les problèmes dans l'ouest du pays, avec les activités de groupes armés et des cas d'"impunité".

"Il y a une évolution très positive dans le pays dans l'aspect économique, dans la sécurité, il y a un apaisement", a déclaré le sous-secrétaire général de l'ONU aux opérations de maintien de la paix, Edmond Mulet, après un entretien avec le président ivoirien Alassane Ouattara.

"Mais il y a aussi des défis, il y a encore des risques, des dangers", a souligné le responsable onusien devant la presse, évoquant la "circulation d'armes et des hommes armés".

M. Mulet a insisté sur la situation dans l'Ouest, où "tous les maux de la Côte d'Ivoire sont concentrés".

"Il y a les problèmes des réfugiés, des déplacés, des aspects d'impunité, de violences de groupes armés", a expliqué le sous-secrétaire général de l'ONU, qui s'est déplacé dans l'Ouest durant sa visite d'une semaine dans le pays. "J'ai rencontré de nombreuses personnes. Tout le monde reconnaît que beaucoup a été fait, mais il y a encore des risques" dans cette région, a-t-il dit.

Frontalier du Liberia, l'Ouest ivoirien a été la région la plus meurtrie durant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait environ 3.000 morts. La zone a connu depuis une série d'attaques de groupes armés.

L'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), qui compte quelque 8.000 hommes, insiste en outre régulièrement sur le drame survenu en juillet 2012 au camp de déplacés de Nahibly, près de Duékoué (ouest), qui était gardé par des troupes onusiennes.

Au moins huit personnes, selon l'ONU, avaient été tuées dans l'attaque du camp, à laquelle avaient participé des militaires et des chasseurs traditionnels "dozo", d'après des sources concordantes. L'enquête de la justice ivoirienne n'a jusque-là pas abouti.

ck/tmo/aub