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15/02/2013 08:18 EST | Actualisé 17/04/2013 05:12 EDT

Bisbille autour du projet de bibliothèque à Château-Richer

Le projet de convertir le vieux presbytère en bibliothèque à Château-Richer divise la population. Il faudra maintenant reprendre à zéro le processus de consultation en raison d'irrégularités.

Un référendum sur le projet de 2,3 millions devait avoir lieu le 24 février prochain. En réunion extraordinaire, jeudi soir, le maire Frédéric Dancause a expliqué que les noms de 90 des 4000 citoyens avaient été oubliés sur la liste électorale. À 10 jours du référendum, le processus de consultation doit repartir du début avec la signature de registre, et des milliers de dollars en dépenses supplémentaires.

Les opposants au projet de bibliothèque n'entendent pas lâcher le morceau. Selon eux, le projet du maire Dancause de transformer l'ancien presbytère est trop ambitieux pour les moyens de la municipalité. La bâtisse, construite en 1833, n'est pas occupée pour l'instant. Le projet prévoit une rénovation complète du presbytère en y ajoutant une nouvelle partie vitrée, beaucoup plus moderne.

L'ancien maire de Château-Richer Jean-Guy Cloutier, et deux conseillers municipaux mènent une campagne en faveur de l'abandon du projet. Selon le conseiller Jean-Pierre Caron, qui siège maintenant comme indépendant, la municipalité n'a pas besoin d'une bibliothèque.

« On est rendu à 2,2 millions dans un projet de bibliothèque pour desservir une population de 4000 personnes pour une ouverture de 12 à 15 heures semaine, ça frise le ridicule. Les bibliothèques ne sont plus fréquentées de nos jours, les gens fonctionnent par Internet et les livres électroniques », dit-il.

Hausse des taxes ?

Les opposants sont aussi convaincus que leur compte de taxes va augmenter même si le projet est assuré de subventions gouvernementales de 1,6 million.

Le maire actuel affirme que le projet coûterait 7 $ par citoyen au maximum. Frédéric Dancause soutient même que le projet de bibliothèque représente des économies. « Pour la mise aux normes, advenant le cas où on ne fait pas de bibliothèque, c'est 700 000 $. Alors avec les subventions qu'on a dans le projet, ça nous coûte moins cher le rénover avec la bibliothèque que juste le mettre aux normes et laisser une coquille vide avec rien dedans. »

Les opposants au projet reprochent à l'administration municipale son manque de transparence. Le maire Frédéric Dancause, lui, parle de dérapage dans ce dossier. « Ils sont prêts à tout pour faire déraper le projet. Ca pas de de bon sens. Ils ont complètement mis de côté les citoyens pour privilégier leurs intérêts plutôt que ceux de la communauté. »

Après des années de débat, les opposants ont bien l'intention de recommencer leur démarche pour forcer la tenue d'un référendum sur le projet de bibliothèque à Château-Richer.