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14/02/2013 04:34 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Wall Street hésite entre indicateurs mitigés et une salve de méga opérations

Wall Street a peu bougé jeudi, hésitant jusqu'à la fin de la séance entre les craintes liées à la situation économique en zone euro ou au Japon et une salve de méga fusions et acquisitions sur le marché américain: le Dow Jones a lâché 0,07% et le Nasdaq a grappillé 0,06%.

Selon des résultats définitifs, le Dow Jones Industrial Average a reculé de 9,52 points à 13.973,39 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, a avancé de 1,78 point à 3.198,66 points.

L'indice élargi Standard and Poor's 500 a gagné 0,07% ou 1,05 point, à 1.521,38 points.

"Les inquiétudes sur l'Europe pèsent sur l'état d'esprit" du marché, ont remarqué les analystes de Charles Schwab.

La zone euro s'est en effet enfoncée dans la récession au quatrième trimestre 2012, avec un Produit intérieur brut qui s'est replié de 0,6%. En Allemagne, le PIB a reculé de 0,6% et en France de 0,3%.

Et l'économie japonaise ne semble pas en meilleure forme: elle est restée en récession pour le troisième trimestre consécutif entre octobre et décembre 2012, le produit intérieur brut (PIB) de la troisième puissance économique mondiale s'effritant de 0,1%.

Ces chiffres occultent "une chute plus forte qu'attendu des nouvelles inscriptions au chômage la semaine dernière" aux Etats-Unis, ont noté les experts de Wells Fargo.

Mais la baisse des indices a surtout été limitée par "l'impact positif de l'annonce de plusieurs opérations de fusions-acquisitions", a relevé Dan Greenhaus, de BTIG. "Les investisseurs accordent plus d'importance à ce qui se passe ce trimestre et cette année plutôt qu'à des indicateurs de l'année dernière", selon lui.

Parmi les grandes manoeuvres du jour figurent le rachat du ketchup Heinz par le milliardaire américain Warren Buffett associé au fonds d'investissement 3G Capital pour 28 milliards de dollars, dette comprise, et la fusion des compagnies American Airlines et US Airways.

Ce genre d'informations "apportent souvent aux investisseurs une poussée d'adrénaline" car ils y voient "le signe que les entreprises américaines estiment que les valeurs de marché sont attractives et que les fondamentaux économiques sont soit bons soit en progrès", a remarqué Fred Dickson, de DA Davidson.

Le marché obligataire a terminé en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 2,000% contre 2,019% mercredi soir et celui à 30 ans à 3,181% contre 3,224% la veille.

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