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14/02/2013 05:18 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Une Saint-Valentin étudiante sous le signe de la contestation à Montréal

Plusieurs dizaines d'étudiants se sont rassemblés jeudi à Montréal pour demander "à l'occasion de la Saint-Valentin" à la Première ministre Pauline Marois de "montrer du coeur" en réduisant les droits de scolarité très élevés que versent les ressortissants étrangers.

Affirmant vouloir offrir un "câlin" à Mme Marois, les manifestants ont formé une chaîne humaine devant l'université anglophone Concordia, arborant des coeurs rouges en carton.

Leur manifestation a été organisée par la GSA (Graduate Students' Association) à dix jours du Sommet sur l'enseignement supérieur, une rencontre entre les syndicats étudiants et le gouvernement sur la question très sensible des droits de scolarité, au centre du grand conflit surnommé le "printemps érable" qui avait conduit à la chute du gouvernement libéral de Jean Charest l'an dernier.

Mme Marois avait apporté son soutien aux étudiants grévistes et remporté les élections du 4 septembre, promettant d'annuler la hausse des droits imposée par M. Charest.

Mais actuellement elle cherche à faire admettre que ces droits soient indexés sur l'inflation, ce que refusent les syndicats étudiants, dont le plus radical, ASSE, a d'ores et déjà décidé de boycotter la rencontre prévue les 25 et 26 février. L'organisation défend la gratuité totale de l'enseignement.

Les étudiants étrangers acquittent des frais de scolarité 5 fois supérieurs à ce que paient les Québécois.

"Ali Reza, un de mes amis, est rentré en Iran, ne pouvant plus poursuivre son cursus", a confié à l'AFP Payam Mehregan, un étudiant iranien inscrit en maîtrise. "D'autres travaillent davantage au détriment de leurs études afin de payer ces frais".

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