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14/02/2013 10:04 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Un médicament pour chevaux pourrait être entré dans la chaîne alimentaire

LONDRES - Six carcasses de chevaux contenant un analgésique équestre pourraient être entrées dans la chaîne alimentaire en France, ont prévenu jeudi des responsables britanniques.

La Food Standards Agency du Royaume-Uni a expliqué que huit des 206 carcasses testées contenaient du phénylbutazone. De ces huit animaux, a ajouté l'agence, six ont été confiés à un abattoir du sud-ouest du pays avant d'être envoyés en France, où ils sont possiblement entrés dans la chaîne alimentaire.

L'agence a dit collaborer avec les responsables français pour retracer la viande.

La responsable britannique de la santé publique, Sally Davies, a toutefois indiqué que les risques pour la santé humaine sont minimes. Ce médicament est parfois prescrit à des humains pour traiter l'arthrite et peut engendrer des effets secondaires indésirables, mais Mme Davies affirme qu'il faudrait consommer au moins 125 kilos de viande avant d'ingérer l'équivalent d'une dose humaine.

Des dirigeants de partout en Europe testent des milliers de produits à la recherche du médicament ou d'ADN de cheval, depuis que de la viande chevaline été retrouvée dans des produits étiquetés comme contenant du boeuf dans plusieurs pays.

L'agence policière européenne Europol a lancé une enquête continentale pour fraude, sur fond d'allégations selon lesquelles de la viande de boeuf a été remplacée par de la viande chevaline moins dispendieuse.

L'enquête a permis de faire la lumière sur l'industrie alimentaire mondiale, où de la viande produite dans un abattoir roumain peut se retrouver dans une lasagne britannique après être passée en France et au Luxembourg.