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14/02/2013 09:24 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Tunisie: le Premier ministre annonce samedi le succès ou l'échec de son plan

Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a déclaré qu'il annoncerait samedi le succès ou l'échec de sa proposition de former un gouvernement de technocrates pour sortir de la crise politique.

"Je veux mener cette initiative jusqu'au bout. Je recevrai demain (vendredi) tous les partis qui ont accepté ou non cette initiative", a déclaré M. Jebali à des journalistes entre deux tours de consultations avec des chefs de partis.

"Samedi, j'annoncerai la composition du gouvernement et si elle est rejetée, j'irai présenter ma démission au président de la République", a-t-il ajouté.

"C'est la proposition que je fais pour le pays et la responsabilité de son succès ou de son échec incombera aux partis", a-t-il ajouté.

"Et les partis doivent réaliser que cette initiative ne peut pas faire l'objet de marchandages". "Ils peuvent néanmoins présenter leurs remarques, ce qui est normal en démocratie", a encore dit M. Jebali.

Les critères pour faire partie de ce gouvernement sont "la non appartenance à un parti politique, l'engagement à ne pas se présenter aux prochaines élections, la compétence et la non hostilité à la révolution", a affirmé M. Jebali.

Les islamistes d'Ennahda, le parti de M. Jebali, ont rejeté l'idée d'un cabinet formé exclusivement de technocrates. Il s'est associé au Congrès pour la République CPR du président Moncef Marzouki, au parti Wafa et au bloc parlementaire Liberté et dignité pour proposer un gouvernement de politiques et d'indépendants.

M. Jebali est en revanche soutenu par des partis de l'opposition laïque et Ettakatol, du président de l'Assemblée nationale constituante (ANC), pourtant membre avec Ennahda et le CPR de la Troïka au pouvoir.

Le Premier ministre jouit également du soutien de la puissante centrale syndicale de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), du patronat et d'organisations de la société civile.

M. Jebali avait annoncé sa proposition le 6 février, le jour de l'assassinat de l'opposant de gauche Chokri Belaïd qui a approfondi la crise politique du pays où un remaniement ministériel est négocié depuis de longs mois sans résultat.

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