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14/02/2013 10:59 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Russie: mandat d'arrêt contre un député géorgien

Les autorités russes ont émis un mandat d'arrêt à l'encontre d'un député géorgien inculpé d'organisation de troubles massifs en Russie, a indiqué jeudi le comité d'enquête.

Guivi Targamadzé, député du parti du président géorgien Mikheïl Saakachvili, "est inculpé pour organisation de troubles massifs en Russie avec le chef du Front de gauche Sergueï Oudaltsov", qui a été assigné à résidence samedi, a indiqué le comité d'enquête dans un communiqué.

"Un mandat d'arrêt a été émis aujourd'hui (jeudi) à son encontre et les enquêteurs vont prochainement saisir la justice pour demander son arrestation", selon la même source.

Réagissant à cette annonce, le parquet général de Géorgie a indiqué que M. Targamadzé ne pouvait cependant pas être remis aux autorités russes car cela allait à l'encontre de la Constitution géorgienne, selon l'agence Interfax.

Sergueï Oudaltsov, l'un des chefs de file de l'opposition russe a été inculpé en octobre ainsi que plusieurs de ses proches actuellement en détention, de "préparation à l'organisation de troubles massifs", une accusation passible de dix ans de camp.

Samedi l'opposant a été assigné à résidence sur la demande du comité d'enquête qui avait estimé qu'il pourrait s'enfuir à l'étranger ou "tenter de mener à bien ses intentions criminelles".

L'enquête qui vise MM. Oudaltsov et Targamadzé a été ouverte en octobre sur la base d'un film de la télévision pro-Kremlin NTV, affirmant sur la foi d'images tournées en caméra cachée et d'origine non précisée, que des opposants, parmi lesquels M. Oudaltsov, se préparaient à renverser le gouvernement par la force.

Ce film affirmait que M. Oudaltsov recevait ordres et financements notamment de M. Targamadzé.

Deux proches de M. Oudaltsov, Konstantin Lebedev et Léonid Razvozjaev, ont été placés en détention provisoire dans le cadre de la même affaire.

Le cas Razvozjaev a eu un retentissement international: membre du Front de gauche, cet opposant a affirmé avoir été enlevé en Ukraine et ramené de force en Russie pour y être incarcéré.

Il a raconté à des défenseurs des droits de l'homme avoir admis sa culpabilité sous la torture et assuré que sa famille avait été menacée de mort.

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