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14/02/2013 02:57 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Près d'un reptile sur cinq menacé d'extinction, selon une étude

Quelque 19% des reptiles de la planète seraient menacés d'extinction, d'après une étude présentée vendredi par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Parue dans la revue Biological Conservation, cette étude est la première analyse globale sur l'état de conservation des serpents, lézards, tortues, crocodiles et autres reptiles, selon l'IUCN.

"Plus de 200 experts de renommée mondiale ont évalué le risque d'extinction de 1.500 reptiles de toutes les régions du monde sélectionnés de façon aléatoire", soit un échantillon représentant 16% des espèces connues, explique l'organisation, associée à cette étude de la Société zoologique de Londres.

Les reptiles considérés comme menacés sont classés pour 12% d'entre eux en "danger critique d'extinction", le degré de menace le plus élevé, pour 41% d'entre eux en "danger" et pour 47% en "vulnérable".

"Les résultats sonnent l'alarme sur l'état de ces espèces et les menaces croissantes auxquelles elles sont confrontées", estime Philip Bowles, coordinateur de la Liste rouge pour les sauriens et les ophidiens de la Commission de la sauvegarde des espèces de l'UICN.

La menace est bien différente selon les espèces, les tortues d'eau douce, par exemple, apparaissant comme bien plus menacées que les reptiles terrestres.

"L'étude estime que 30% des reptiles d'eau douce sont proches de l'extinction. Ce pourcentage atteint 50% pour les tortues, car elles sont aussi touchées par le commerce national et international", explique l'UICN.

Globalement, pour l'ensemble des reptiles, la menace est particulièrement forte dans les régions tropicales, surtout en raison de la conversion d'habitats naturels à des usages agricoles et de l'exploitation forestière.

Trois espèces classées en "danger critique" pourraient même déjà être éteintes, dont le lézard coureur Ameiva vittata, observée seulement dans une région de la Bolivie, précise l'IUCN, qui rappelle que de "nombreuses espèces sont très spécialisées quant à l'usage de leurs habitats et aux conditions climatiques dont elles ont besoin pour leur vie quotidienne".

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