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14/02/2013 05:36 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Profanation anti-arabe dans un cimetière musulman historique de Jérusalem

Des graffitis anti-arabes ont été tracés sur des tombes d'un cimetière musulman historique en plein centre de Jérusalem-Ouest, selon la police et des témoins.

"L'inscription +Prix à payer+ et des étoiles de David ont été dessinées sur une dizaine de tombes du cimetière musulman de Mamilla, dans le centre de Jérusalem", a indiqué jeudi une porte-parole de la police.

Une enquête a été ouverte.

Les inscriptions "Mahomet est mort" et "Maale Rehavam" ont également été découvertes sur les tombeaux de ce cimetière, qui remonte au 12e siècle, a constaté un journaliste de l'AFP.

Maale Rehavam est le nom d'une colonie sauvage, dans le sud de la Cisjordanie occupée, où les autorités israéliennes ont évacué mercredi plusieurs mobile homes. Cette évacuation a déclenché des manifestations de protestation violentes de colons et de militants ultra-sionistes à Jérusalem.

Les colons les plus extrémistes mènent sous le nom de "tag méir" (le "prix à payer" en hébreu) des actions dites de représailles consistant à se venger sur des cibles palestiniennes, des lieux de culte musulmans et chrétiens, des militants pacifistes israéliens, voire l'armée, des décisions gouvernementales qu'ils jugent hostiles à leurs intérêts.

Malgré les condamnations systématiques de tels actes par les autorités israéliennes, leurs auteurs sont très rarement appréhendés et encore moins traduits en justice.

Sur une partie du cimetière Ma'man Allah, communément appelé Mamilla, où plusieurs saints soufis sont enterrés, est en cours de construction un "musée de la Tolérance" très controversé en raison de son emplacement.

Le musée est financé par le centre Simon Wiesenthal (du nom d'un ancien chasser de nazis décédé en 2005, NDLR), qui a édifié un musée éponyme à Los Angeles (Etats-Unis).

dms-agr/feb