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14/02/2013 02:03 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Les rayons cosmiques proviennent de l'explosion de supernovas (étude)

Les rayons cosmiques, des particules à haute énergie qui bombardent la Terre, proviennent bien de l'explosion de supernovas, des étoiles en fin de vie, confirme une recherche jeudi.

Les protons constituent jusqu'à 90% des rayons cosmiques qui frappent l'atmosphère terrestre.

Ils provoquent une pluie constante de particules qui atteignent le sol et créent des radiations affectant les passagers des avions et surtout les astronautes dans l'espace.

Les scientifiques avançaient deux hypothèses pour l'origine probable de ces protons: l'explosion de supernovas dans notre galaxie (la Voie Lactée) ou bien de puissants jets d'énergie provenant de trous noirs ailleurs dans l'Univers.

Depuis longtemps les astrophysiciens favorisaient les retombées de l'explosion d'une étoile en fin de vie, mais jusqu'alors cette hypothèse n'avait pas pu être prouvée, a expliqué Stefan Funk, un astrophysicien à l'université de Stanford (Californie, ouest), un des principaux auteurs.

Ces travaux sont présentés à la conférence annuelle de l'American Society for the Advancement of Science (AAAS) réunie à Boston (Massachusetts) du 14 au 18 février, et paraissent aussi dans la revue américaine Science du 15 février.

"Pour la première fois nous avons pu détecter la source de l'accélération des protons" et démontré que ces rayonnements dans notre galaxie étaient accélérés par les ondes de chocs produites par l'explosion de supernovas, a souligné Stefan Funk.

Ces protons se transforment au cours de multiples collisions en pions, autres particules subatomiques, quand l'accélération des rayons cosmiques interagit avec les nuages de gaz et matériaux interstellaires qui entourent les supernovas, a-t-il précisé.

Puis ces pions se dégradent rapidement pour produire des rayons gamma, les rayonnements lumineux les plus puissants dans l'Univers, qui peuvent être détectés avec des télescopes spéciaux.

Pour cette recherche, ces astrophysiciens ont étudié deux supernovas pendant quatre ans à l'aide d'un détecteur de rayons gamma, à bord du télescope spatial "Fermi Gamma-ray".

js/are