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14/02/2013 09:54 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Les monarchies du Golfe contre une proposition de l'Iran au groupe des 5+1

Les monarchies arabes du Golfe ont rejeté jeudi comme "une provocation" une proposition d'un responsable iranien d'inscrire la crise syrienne et la situation à Bahreïn à l'ordre du jour de la prochaine réunion du groupe des 5+1 sur le nucléaire iranien au Kazakhstan.

Dans un communiqué, le chef du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif Zayani, a annoncé "le rejet total" de la proposition iranienne, la qualifiant de "provocation" et d'"ingérence dans les affaires internes des Etats arabes".

Il réagissait au vice-ministre iranien pour les affaires d'Asie, Abbas Araghchi, qui, cité mardi par l'agence de presse Mehr, avait déclaré que Téhéran avait "proposé que les crises syrienne et bahreïnie soient des sujets de discussions avec la partie occidentale au Kazakhstan".

C'est un moyen de "brouiller les cartes", qui témoigne "des tergiversations de l'Iran et de son manque de sérieux à parvenir à un règlement qui mette fin aux inquiétudes régionales et internationales concernant son programme nucléaire" controversé, a ajouté M. Zayani dans un communiqué.

A Bahreïn, le chargé d'affaires iranien a été convoqué jeudi au ministère des Affaires étrangères où il s'est vu remettre une note de protestation, selon l'agence officielle bahreïnie Bna.

Le proposition iranienne "est une ingérence dans les affaires internes de Bahreïn et une violation de sa souveraineté" et "attise la tension et l'instabilité régionales", selon la note citée par Bna.

Le ministre bahreïni des Affaires étrangères, cheikh Khaled Al-Khalifa, a pour sa part "rejeté" la proposition iranienne, dans des messages adressés aux membres du groupe des 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne).

Le groupe reprend le 26 février à Almaty au Kazakhstan les discussions sur le programme nucléaire de l'Iran, après huit mois de suspension. Les grandes puissances veulent notamment que l'Iran cesse l'enrichissement d'uranium à 20% qui, poussé à un niveau de pureté de 90%, peut être utilisé pour la fabrication de la bombe atomique.

Les relations sont au plus bas entre les monarchies du CCG et Téhéran, soupçonné de soutenir en sous-main la contestation chiite à Bahreïn contre la monarchie sunnite.

L'Iran est en outre le principal allié du régime syrien de Bachar al-Assad alors que les monarchies pétrolières soutiennent la rébellion en Syrie.

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