BIEN-ÊTRE
14/02/2013 05:54 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Lasagnes au cheval : les Français méfiants, l'industrie montrée du doigt

Les Français affichent clairement leur méfiance vis-à-vis des industriels, distributeurs et marques mis en cause par le scandale des lasagnes au cheval, censées être au boeuf, remettant en cause la qualité de l'ensemble des produits agroalimentaires, selon plusieurs sondages.

Plus de quatre Français sur dix (41%) déclarent ne plus vouloir consommer les marques mises en cause, réclamant même que celles-ci soient purement et simplement interdites, selon un sondage réalisé par OpinionWay pour le cabinet Taddeo, Les Echos et Europe 1 auprès de 1.017 personnes les 12 et 13 février.

"A court terme, il va clairement y avoir une baisse de la consommation des marques et des produits qui ont été concernés par le scandale et la défiance va s'installer vis-à-vis de l'ensemble de la filière agroalimentaire", a commenté Julien Vaulpré, directeur général de Taddeo.

Une autre étude (Tilder/OpinionWay pour la Question de l'Eco sur LCI, 1.061 personnes représentatif, interrogées les 12 et 13 février) montre que désormais 56% des sondés ne font pas confiance aux indications sur la composition des produits alimentaires qui figurent sur l'emballage.

Pour 70% des Français, ce scandale n'est pas un accident isolé, et est "révélateur d'une réelle détérioration de la qualité des produits alimentaires", selon l'étude Taddeo.

Concernant les responsabilités, l'ensemble des acteurs de la filière agroalimentaire est touché, avec en premier lieu les fabricants.

Selon l'enquête de Taddeo, 90% des sondés pointent du doigt la responsabilité "des sous-traitants qui ont indûment fourni la viande de cheval", 88% celle des marques et des fabricants, et 43% celle des distributeurs.

Le sondage met également en avant le fait que l'Union européenne (68% des sondés) et l'Etat (65%) ont également leur part de responsabilité selon les consommateurs.

A la suite de cette crise, les Français apparaissent clairement en attente de mesures radicales, réclamant en premier lieu des garanties sur la traçabilité de tous les ingrédients des plats préparés, 95% des personnes interrogées par Taddeo la jugeant comme tout à fait prioritaire.

Plus de 8 Français sur dix (86%) jugent également prioritaire de "réduire au maximum les importations de produits alimentaires en provenance de l'étranger".

53% pensent également qu'il faut encourager le développement de label (AOC, Label Rouge...) pour certifier la qualité de la viande dans toutes ses formes de distribution.

dep/cb/phc