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14/02/2013 05:49 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

L'armée égyptienne admet avoir tué un enfant par erreur et s'excuse

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Egyptian anti-government protesters pull off barbed wire barricades from one of the main gate of the Presidential Palace during a demonstration on February 2, 2013 in Cairo. Egypt's main opposition group on Saturday backed calls to oust the ruling Islamists after deadly clashes and as President Mohamed Morsi scrambled to contain fallout from footage of apparent police brutality. AFP PHOTO/GIANLUIGI GUERCIA (Photo credit should read GIANLUIGI GUERCIA/AFP/Getty Images)

LE CAIRE, Égypte - L'armée égyptienne a présenté de rares excuses, jeudi, en admettant avoir tiré par erreur sur un vendeur de rue âgé de 12 ans au Caire, après que des militants pro-démocratie eurent accusé le gouvernement d'avoir voulu camoufler la mort du garçon.

Le jeune Omar Salah a été tué le 3 février près de l'ambassade des États-Unis et de la place Tahrir lors d'affrontements dans ce secteur. Des militants ont appris sa mort par hasard alors qu'ils cherchaient dans les hôpitaux des manifestants portés disparus.

«Les forces armées s'excusent d'avoir tué l'enfant par erreur et promettent de prendre toutes les mesures disciplinaires contre le coupable», a déclaré le porte-parole de l'armée égyptienne, Ahmed Mohammed Ali, sur sa page Facebook officielle.

Des militants de l'opposition ont accusé mercredi le gouvernement d'avoir tenté de camoufler l'identité et l'âge du garçon tué. L'armée semble avoir voulu prendre ses distances de ces allégations.

Le porte-parole a déclaré qu'un soldat avait tiré sur le garçon alors qu'il inspectait son arme, niant que l'incident soit survenu lors d'un affrontement entre les manifestants et les forces de l'ordre. Il a également nié toute tentative de dissimulation de l'incident, assurant que l'armée l'avait rapporté aux autorités civiles.

Après l'incident, des responsables de la sécurité avaient annoncé avoir tué par erreur un vendeur de rue, mais sans dire qu'il s'agissait d'un enfant, et aucun dossier médical n'a été retrouvé dans les établissements de la capitale, selon des militants de l'opposition qui compilent les données provenant des hôpitaux, des morgues et des postes de police.

Des militants ont prévu organiser des funérailles populaires pour le garçon vendredi, ainsi que plusieurs marches contre le président Mohamed Morsi. Les partisans du président prévoient quant à eux de manifester pour dénoncer les récentes violences, faisant augmenter le risque d'affrontements violents.

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