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14/02/2013 02:07 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Des centaines de danseurs à Rome contre les violences faites aux femmes

De la place d'Espagne au Colisée, des centaines de personnes ont dansé jeudi dans plusieurs lieux symboliques de Rome dans le cadre du mouvement festif "One billion rising" contre les violences faites aux femmes.

Parties de la Piazza del Popolo (Place du Peuple), passées par les escaliers de la Place d'Espagne, elles se sont ensuite retrouvées devant le Colisée.

Vers 16H00 GMT, quelque 400 danseurs et curieux étaient présents à l'ombre de l'arc de Constantin pour occuper les pavés le temps d'une danse. En Italie, en 2012, 111 femmes ont été tuées ou ont succombé à leurs blessures à la suite de violences qui leur avaient été infligées la plupart du temps par un de leurs proches.

Le mouvement "One billion rising" a rassemblé ce jeudi des centaines de milliers de femmes et d'hommes sur les places publiques de nombreuses villes du monde, en particulier en Asie, depuis l'Inde jusqu'aux Philippines en passant par l'Australie.

Tiziana Fornari était venue au Colisée avec ses amies pour danser sur des rythmes africains. Vêtue de rouge et de noir comme les autres danseurs, elle a aidé à l'organisation de l'évènement.

"C'est émouvant de voir les femmes danser, lutter, et surtout partager une énergie positive contre la violence. Je pense surtout à la violence qu'elle se font elles-mêmes en acceptant la domination des hommes", a-t-elle expliqué à l'AFP.

Luca Cardin, 35 ans, Romain moustachu, a fondé un site internet consacré aux relations entre les sexes. En smoking rouge et noir, il a dit soutenir le mouvement parce que "la violence faite aux femmes n'est ni liée à la catégorie sociale ni à l'âge".

"Ma génération a grandi avec les télévisions de (l'ex-Premier ministre Silvio) Berlusconi et les publicités sexistes. De plus, il y en Italie un poids de la famille et de l'Eglise qui ne se retrouve pas ailleurs", a estimé M. Cardin.

Pour Carma, qui participait aux danses malgré ses 81 ans, "quelque chose a changé depuis ma jeunesse mais pas partout, pas dans toutes les classes sociales et pas dans toutes les régions d'Italie".

Elle dit avoir pour sa part été "très chanceuse avec les hommes". "S'ils n'existaient pas, je les inventerais", a-t-elle confié en éclatant de rire.

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