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14/02/2013 01:18 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Brésil et Turquie parmi les pays où la liberté de la presse est en danger (CPJ)

Le Brésil, l'Equateur et la Turquie figurent parmi les dix pays où la liberté de la presse a été mise en danger en 2012, selon le rapport annuel du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), présenté jeudi à New York.

Dans son rapport intitulé "Attaques contre la presse", le CPJ dénonce "une augmentation sans précédent du nombre de journalistes assassinés et incarcérés l'an dernier", une "législation restrictive et une censure gouvernementale", qui mettent en danger l'indépendance des médias.

L'Equateur, le Brésil, la Turquie, mais aussi la Syrie, la Somalie, l'Iran, le Vietnam, l'Ethiopie, le Pakistan et la Russie forment la liste des dix "pays à risque", où la liberté de la presse a été mise en danger en 2012.

Pour constituer cette liste, le CPJ a regardé six indicateurs: le nombre de morts, d'incarcérations, de journalistes exilés, les lois restrictives, la censure gouvernementale, et l'impunité lors d'attaques contre la presse.

Au Brésil, le Comité dénonce "le nombre élevé d'assassinats et l'impunité" qui s'est installée dans le pays. "Les difficultés au Brésil sont particulièrement inquiétantes du fait de son rôle de leader régional et de son grand réseau de moyens de communication", note Karen Phillips, une des auteurs du rapport, sur le site du CPJ.

En décembre, le CPJ s'était alarmé d'une "hausse préoccupante" au Brésil du nombre de journalistes assassinés, qui ont été quatre à mourir de la sorte en 2012, soit le chiffre le plus élevé depuis dix ans dans ce pays.

En Equateur, le CPJ a recensé des "lois restrictives qui visent à faire taire la dissidence" au gouvernement du président Rafael Correa, citant le cas des journalistes Christian Zurita et Juan Carlos Calderón, auteurs d'un livre intitulé "Le grand frère" ("El gran hermano"), qui traite de l'enrichissement présumé de la famille Correa. Les deux hommes été accusés de diffamation à l'encontre du président.

L'emprisonnement de journalistes en Turquie a atteint un record en 2012. Le 1er décembre, le CPJ avait recensé 49 journalistes en prison, dont une majorité de journalistes kurdes. "Ils sont accusés d'enfreindre une vague loi anti-terroriste, qui permet aux autorités de mettre sur le même plan les groupes interdits et le terrorisme", écrit le CPJ.

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