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14/02/2013 09:51 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Bon Jovi rode son spectacle à Montréal, pour le meilleur et pour le pire

Jon Bon Jovi, Richie Sambora, Tico Torres et compagnie sont arrivés à Montréal hier soir pour le premier de deux spectacles au Centre Bell. La tournée Because we can est en début de parcours et toujours en rodage. Retour sur une soirée sous le signe de la nouveauté.

Par Tanya Lapointe

Pour avoir vu Bon Jovi cinq fois à Montréal, je constate que l'enthousiasme des fans ne
s'essouffle pas au fil des ans. Ils étaient plus de 20 000 à assister à ce spectacle qui s'est
amorcé avec le succès You give love a bad name.

Après ce coup d'envoi réussi, les attentes étaient grandes, mais elles n'ont pas été comblées,
du moins pas sur-le-champ. Il faut savoir que la tournée commence avant la sortie du
nouvel album What about now, qui sortira le 12 mars prochain. Ce sont donc de nouvelles
chansons, complètement inconnues - sauf Amen, qui circule sur le web -, que
Jon Bon Jovi mettait de l'avant. Le public écoutait sagement en attendant de pouvoir se
lever, se déhancher et vraiment en profiter.

C'est finalement après une heure trente minutes que Wanted dead or alive a ravivé la foule.
On a enfin retrouvé les bons vieux succès, qui font de Bon Jovi le chouchou du Québec. Deux
heures trente de spectacle en tout, avec cinq chansons en rappel, dont une « Only for you »
(seulement pour vous), a précisé Jon Bon Jovi.

Nouveau collaborateur montréalais

L'autre grande nouveauté dans l'univers de Bon Jovi est une collaboration avec Moment
Factory. La compagnie montréalaise a conçu l'univers visuel pour cette tournée mais tout
n'est pas encore au point. Mercredi soir, on a vu environ 50 % des effets prévus, alors que
jeudi, le public en verra presque la totalité, soit 90 %.

Le concept repose sur d'immenses colonnes qui surgissent du sol et du plafond pour créer
des formes variées (un cadre, un diamant, une pyramide) ou une grande toile de fond sur
laquelle sont projetées des images en haute définition.

L'idée est intéressante, mais ces colonnes sont, pour le moment, mal exploitées. Lorsqu'elles
bougent sans cesse, elles sont distrayantes et comme elles bougent lentement, elles
alourdissent le rythme du spectacle. Cela dit, certains tableaux sont magnifiques et confirment
que le concept peut fonctionner s'il est bien utilisé.

Vue partielle obstruée

Ce qui semble être à la source du problème, c'est le public situé derrière la scène. Bon Jovi
aime s'entourer de ses fans et les avoir à 360 degrés autour de la scène, mais cette fois, ça ne
s'y prête pas.

Un petit sondage non officiel auprès des spectateurs confirme que les colonnes coupaient
par moments entièrement la vue sur la scène. Certains étaient très déçus, d'autres moins.
Chose certaine, la configuration n'a pas fait l'unanimité.

Pour le public situé devant la scène, c'est aussi agaçant de ne pas voir tout le potentiel des
colonnes lumineuses pour éviter le mécontentement des fans placés derrière. En ménageant la
chèvre et le chou, on empêche les créateurs de pousser le concept à son maximum.

Tout le monde en parlera

Bon Jovi remet ça demain avec un deuxième spectacle et un nouvel enchaînement de
chansons. La valeur sûre demeure le chanteur et ses musiciens. Au-delà des distractions, le
groupe est généreux et offre une solide prestation.

Jon Bon Jovi a accepté l'invitation de Guy A. Lepage pour l'enregistrement jeudi de Tout le
monde en parle
. On saura peut-être dimanche soir comment est née cette histoire d'amour
entre un rockeur américain et le public québécois.