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14/02/2013 11:16 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

Assassinat de Hariri: Kerry soutient le Tribunal spécial pour le Liban

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a apporté jeudi son soutien au Tribunal spécial pour le Liban, qui doit juger des responsables de l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, dans un message pour le huitième anniversaire de sa mort.

"Cet acte meurtrier perpétré de sang-froid avait fait trembler toute la région", a écrit dans un communiqué M. Kerry, ajoutant que l'assassinat de M. Hariri le 14 février 2005 visait à "saper la souveraineté et l'indépendance du Liban", dans une allusion à la Syrie voisine.

"Je n'oublierai jamais mes réunions peu après à Beyrouth, à côté d'un portrait de Hariri enveloppé de noir (...) La douleur et le chagrin étaient palpables dans toute la ville et à travers un pays en deuil", a rappelé le nouveau patron de la diplomatie américaine, qui connaissait très bien l'ancien Premier ministre libanais.

"Nous appuyons le travail du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), afin qu'il puisse enquêter de manière indépendante et punir les responsables de l'assassinat de Hariri, et de tous les autres tués et blessés en ce jour tragique" du 14 février 2005 dans un attentat à Beyrouth, a assuré M. Kerry.

La date provisoire d'ouverture du procès au TSL, près de La Haye, a été fixée au 25 mars.

Les juges du TSL avaient ordonné le 1er février 2012 que les quatre membres du mouvement chiite libanais et pro-syrien Hezbollah, auteurs présumés de l'attentat, soient jugés par défaut, c'est-à-dire en leur absence. Les quatre accusés font l'objet de mandats d'arrêt du TSL, transmis le 30 juin 2011 aux autorités libanaises, et de notices rouges de l'organisation policière internationale Interpol.

Le Hezbollah, majoritaire avec ses alliés au sein du gouvernement libanais, et qui accuse le TSL d'être le fruit d'un complot "israélo-américain" visant à le détruire, a exclu l'arrestation des quatre suspects.

Entré en fonction le 1er mars 2009, le TSL est le premier tribunal pénal international qui permet la tenue d'un procès par défaut, au cours duquel l'accusé sera représenté par un avocat.

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