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14/02/2013 07:43 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

A deux semaines des coupes automatiques, aucun accord en vue à Washington

Aucun accord n'était en vue jeudi à Washington pour régler la question des coupes budgétaire automatiques qui doivent entrer en vigueur le 1er mars, après le rejet par les républicains d'un plan de secours présenté par les démocrates.

Enième épisode du feuilleton économique qui agite Washington depuis des mois, ces coupes budgétaires ont été repoussées une première fois le 1er janvier. Elles sont censées contribuer à la résorption du déficit, mais la quasi-totalité de la classe politique s'y oppose et souhaite y substituer un plan plus équilibré et reposant moins sur les coupes qui seraient alors imposées au Pentagone.

Les démocrates du Sénat ont proposé jeudi de les repousser à 2014 et d'augmenter à la place les impôts des millionnaires, selon la "règle Buffett" soutenue par Barack Obama mais honnie des conservateurs.

Les personnes gagnant plus d'un million de dollars par an seraient frappées d'un taux d'imposition minimum de 30%. Ainsi, le milliardaire Warren Buffett, allié politique du président, paierait au moins autant d'impôt que sa secrétaire, comme l'a souvent expliqué Barack Obama.

Le plan démocrate repose aussi sur des réductions modestes du budget militaire après 2015 et des subventions aux agriculteurs.

Mais ces mesures équivalent à une provocation pour les républicains, qui contrôlent l'autre chambre du Congrès et n'ont eu besoin que de quelques secondes pour les rejeter.

Dans les couloirs du Capitole, des élus --y compris le patron républicain de la Chambre, John Boehner-- admettent désormais que les coupes automatiques pourraient devenir effectives dans deux semaines malgré le scandale politique que cela représenterait.

Près de 800.000 civils travaillant pour le département de la Défense seraient alors mis au chômage partiel un jour par semaine.

Environ 10.000 postes d'enseignants sont aussi menacés, selon la Maison Blanche; les inspections alimentaires pourraient cesser, des procureurs être réquisitionnés et quelque 373.000 malades mentaux pourraient ne plus être soignés.

L'austérité casserait la croissance cette année mais permettrait de réduire le déficit public à 5,3% du produit intérieur brut durant l'exercice fiscal 2013, contre 7% en 2012.

ico/mdm