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14/02/2013 06:48 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

É.-U.: les changements climatiques tiennent le haut du pavé politique

WASHINGTON - L'appel à l'action dans le dossier des changements climatiques lancé par le président américain Barack Obama lors de son discours sur l'état de l'Union, mardi, a replacé le dossier environnemental au centre de l'arène politique de la capitale américaine, et le projet d'oléoduc Keystone XL, à nouveau, dans le rôle du méchant.

Alors que le Bureau de la responsabilité gouvernementale (GAO) a ajouté les changements climatiques à sa liste de dossiers fiscaux à «hauts risques» qui menacent de coûter cher aux contribuables, deux sénateurs américains libéraux ont déposé jeudi un projet de loi visant à accoler un prix au carbone.

L'initiative de Bernie Sanders, un indépendant du Vermont, et de Barbara Boxer, une démocrate de la Californie, aurait pour effet d'imposer une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre des centrales énergétiques américaines et au point d'importation, ce qui signifierait que le pétrole des sables bitumineux albertains transporté par l'oléoduc Keystone XL entraînerait des frais à son entrée aux États-Unis.

L'argent recueilli — environ 1200 milliards $ US au cours des 10 prochaines années, selon le Bureau budgétaire du Congrès — sera utilisé pour financer des investissements dans les énergies propres.

Les partisans de l'oléoduc craignent de plus en plus que M. Obama insiste sur une compensation pour son approbation du projet Keystone XL, incluant une taxe sur le carbone semblable à l'idée de M. Sanders et de Mme Boxer. Cela pourrait accroître de façon importante les coûts d'importation du pétrole albertain, riche en carbone.

Comme l'a cependant souligné mardi le président, M. Boxer a précisé que M. Obama n'avait pas besoin du Congrès pour agir dans le dossier environnemental, puisque la Cour suprême a jugé que l'Agence américaine de protection de l'environnement pouvait aller de l'avant en vertu de la Loi sur l'air pur (Clean Air Act).