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13/02/2013 12:39 EST | Actualisé 15/04/2013 05:12 EDT

USA/Trésor: Jacob Lew mis en cause pour un investissement aux Iles Caïmans

Jacob Lew, désigné par Barack Obama pour être le prochain secrétaire au Trésor américain, a été mis en cause mercredi lors de son audition de confirmation au Sénat pour ses activités passées au sein de la banque Citigroup et un investissement réalisé dans les Iles Caïmans.

"J'ai toujours déclaré tous mes revenus. J'ai toujours payé les impôts qui étaient dus", s'est défendu M. Lew devant la commission des Finances du Sénat américain, qui doit entériner sa nomination.

Jusqu'à sa désignation début janvier par le président, "Jack" Lew était le secrétaire général de la Maison Blanche. Mais il avait auparavant travaillé entre 2007 et 2009 pour la banque Citigroup, où il a notamment dirigé un fonds spéculatif et investi dans un fonds réservé aux salariés, basé aux Iles Caïmans.

Interrogé par plusieurs sénateurs, M. Lew a assuré mercredi qu'il ignorait alors que ce fonds était immatriculé dans ce paradis fiscal notoire et a indiqué avoir mis fin à cet investissement en toute transparence en 2010.

"Mon bénéfice a été très faible dans le sens où j'ai essuyé des pertes quand j'ai mis fin à cet investissement", a-t-il souligné, récusant toute malversation.

Questionné plus généralement sur son emploi chez Citigroup, le probable futur secrétaire au Trésor a été interrogé sur son degré de connaissance des produits financiers complexes qui ont plongé l'économie américaine dans la crise financière en 2007-2008.

"J'ai appris beaucoup sur les produits financiers mais ce n'est pas moi qui les concevais", a-t-il répondu, essayant de retourner la situation à son avantage. "J'ai tiré de cette expérience la conscience profonde qu'il y a des risques contre lesquels nous devons nous prémunir".

M. Lew a également dû se défendre d'avoir perçu un bonus de 940.000 dollars en janvier 2009 alors que Citigroup venait d'annoncer d'importantes pertes.

"J'étais rémunéré de la même manière que d'autres personnes qui faisaient le même travail que moi dans ce secteur", a-t-il affirmé.

Interrogé par la suite sur les sanctions économiques prises par les Etats-Unis contre l'Iran, M. Lew a reconnu qu'on ne savait pas encore si elles avaient "changé l'état d'esprit du régime" de Téhéran.

"Je pense profondément que ces sanctions sont de loin préférables à une guerre", a toutefois ajouté M. Lew, qui a également appelé à "simplifier" le code des impôts américains.

Il a enfin appelé à éviter les coupes "néfastes" dans les dépenses publiques qui se profilent le 1er mars aux Etats-Unis si un accord politique n'est pas conclu d'ici là entre démocrates et républicains.

Si sa nomination à la tête du Trésor est confirmée, au terme d'un processus qui pourrait encore prendre plusieurs semaines, M. Lew succédera à Timothy Geithner qui a quitté ses fonctions fin janvier après un mandat de quatre ans marqué par les secousses de la crise financière.

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