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13/02/2013 03:58 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

Une gratuité scolaire limitée, plaide l'AÉLIÉS

L'Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AÉLIÉS) réclame la gratuité scolaire tout en proposant que l'État québécois prenne totalement en charge le régime des prêts et bourses.

L'association étudiante a fait connaître mercredi les propositions qu'elle entend soumettre au gouvernement du Québec, lors Sommet sur l'enseignement supérieur qui se tiendra à la fin février.

L'AÉLIÉS prône une gratuité scolaire, mais balisée. Aucun étudiant n'aurait à payer de droits de scolarité. Par contre, dans certains programmes ou dans certaines circonstances, des frais pourraient être exigés. « Par rapport à la durée des études, au nombre de crédits universitaires, au nombre de diplômes, au-delà d'un certain seuil, il y aurait un régime forfaitaire », propose Martin Gravel, président de l'association.

L'association étudiante suggère aussi que les institutions financières privées se retirent du financement des études et cèdent leur place à l'État. Le gouvernement du Québec assume actuellement plusieurs risques liés au prêt étudiant. Il rembourse entre autres les intérêts et garantit les prêts auprès des institutions financières. Or, l'AÉLIÉS propose de se servir des liquidités de la Caisse de dépôt et placement pour financer un nouveau programme d'aide qui serait géré par l'État québécois.

Dans son mémoire, l'AÉLIÉS se dit également sensible à la condition des étudiantes et des étudiants chercheurs.

L'Association souhaite la création d'une charte afin de protéger et de préciser le rôle de ces étudiants, tout en demandant au gouvernement du Québec de rapatrier les fonds fédéraux de recherche.

L'AÉLIÉS représente près de 11 000 étudiants de 2e et 3e cycle à l'Université Laval.