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13/02/2013 02:01 EST | Actualisé 15/04/2013 05:12 EDT

Soudan: Oxfam peine à répondre aux besoins des déplacés du Darfour

Les travailleurs humanitaires peinent à répondre aux besoins des quelque 100.000 personnes récemment déplacées ou affectées par des combats dans une région du Darfour-Nord, une province de l'ouest du Soudan, a annoncé l'agence d'aide internationale Oxfam.

Les dizaines de milliers de personnes qui ont fui les combats débutés le 5 janvier entre deux tribus rivales pour le contrôle de mines d'or, dans la région de Jebel Amir, font face à un sévère manque d'eau potable et de services de santé, a ajouté Oxfam dans un communiqué.

"Ceux qui ont pu fuir ne savent pas quand ils vont pouvoir revenir dans leur maison, dont un grand nombre a été détruit lors les combats", a précisé le coordinateur humanitaire d'Oxfam en charge du Darfour-Nord, Hamouda Kanu.

"Ils ont des abris inappropriés pour les froids de cette période de l'année et ils sont obligés de déféquer en plein air. Cela pourrait conduire à la propagation de maladies", a-t-il ajouté.

De son côté, le directeur pays d'Oxfam au Soudan, El Fateh Osman, a dit craindre plus de déplacements, alors que son organisation "a déjà du mal à répondre aux besoins de ceux qui ont déjà été forcés à fuir leur maison".

L'organisation a également mis en garde contre une pénurie de nourriture.

"Les fermiers s'attendent à une bonne récolte cette année, mais beaucoup de cultures de la région ont été brûlées" lors des combats, selon le communiqué d'Oxfam.

Et les travailleurs humanitaires doivent limiter l'aide qu'ils envoient à la ville d'El-Sireaf --où selon des chiffres officiels rapportés par l'ONU près de 65.000 déplacés ont trouvé refuge-- car la route principale qui mène à cette ville de l'extrême-ouest du Darfour-Nord est sous contrôle d'un des groupes impliqués dans les combats de janvier, selon Oxfam.

"Des négociations doivent avoir lieu de manière urgente, afin que la route soit rapidement rouverte pour les travailleurs humanitaires", précise l'organisation.

L'ONU et ses partenaires ont déjà livré à El-Sireaf plus de 600 tonnes de matériels de secours, comprenant notamment des couvertures, des nattes de couchages et de la nourriture, pour plus de 60.000 personnes.

Le banditisme, les violences tribales et les combats entre rebelles et armée soudanaise sont quotidiens au Darfour, même s'ils sont d'un degré moindre qu'en 2003 et 2004, lorsque des groupes non-arabes se sont soulevés contre Khartoum.

it/tg/hj