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13/02/2013 10:49 EST | Actualisé 15/04/2013 05:12 EDT

Moisissures dans les écoles: parents et employés de la CSDM se mobilisent

MONTRÉAL - Les représentants du Comité central des parents et des cinq syndicats représentant du personnel de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) forment une coalition pour contrer les problèmes de qualité de l'air dans certaines écoles notamment causés par la présence de moisissures.

À ce jour, six établissements de la CSDM ont été fermés pour effectuer des travaux majeurs à la suite de contamination fongique.

La coalition affirme que les moisissures ont nui à la santé de plusieurs élèves et membres du personnel scolaire. Un grand nombre d'entre eux ont été déplacés alors que plusieurs autres écoles sont affectées partiellement par de tels problèmes qui provoquent des travaux urgents durant les heures de classe.

Manon Ricard, présidente du Comité central des parents de la CSDM, soutient que des parents n'en peuvent plus de vivre dans l'incertitude et l'appréhension.

La coalition réclame qu'un comité de vigie soit institué pour assurer une communication permanente sur les décisions ainsi que l'évolution des travaux et que les parents et membres du personnel puissent en être partie prenante.

Elle veut aussi que le gouvernement du Québec ordonne que les travaux soient amorcés avec diligence avec l'argent nécessaire pour reconstruire et rénover les immeubles et déplacer les élèves ainsi que le personnel quand les travaux le commandent.

Elle veut donc qu'un budget supplémentaire annuel de 100 millions $ pour les 10 prochaines années soit alloué.

Interrogée sur le sujet, la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, a évoqué le cas de l'école Saint-Gérard, dans l'arrondissement de Villeray—Saint-Michel—Parc-Extension.

«On a ajouté de l'argent exceptionnellement au budget de la Commission scolaire de Montréal et on a même ajouté dans une enveloppe supplémentaire de quoi agrandir (l'école) de 10 classes et d'un gymnase qu'il n'y avait jamais eu», a-t-elle souligné, mercredi à Québec.

«En contrepartie, on a dit à la Commission scolaire de Montréal: "On vous remet de l'argent aujourd'hui mais on s'entend avec vous qu'à même vos budgets d'immobilisation, vous allez régler le problème des cas les plus graves".»

Selon elle, le vieillissement des infrastructures n'est pas qu'une «petite difficulté».

«Le parc immobilier des écoles au Québec a 50 ans, celui de Montréal 65 ans, a rappelé la ministre Malavoy. La commission scolaire, elle fait ce qu'elle peut, mais c'est pour ça que dans certains cas, on leur a donné un coup de main additionnel.»