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13/02/2013 07:09 EST | Actualisé 15/04/2013 05:12 EDT

Les États-Unis et l'Union européenne discuteront de libre-échange

BRUXELLES - Les États-Unis et l'Union européenne se sont entendus pour discuter d'un éventuel accord de libre-échange transatlantique.

L'Union européenne, qui est composée de 27 pays, a indiqué mercredi qu'une telle entente représenterait le plus important accord commercial bilatéral jamais négocié. Elle croit que cela pourrait ajouter 0,5 pour cent à la production économique européenne.

L'entente a été évoquée pour la première fois par le président américain Barack Obama, lors de son discours sur l'État de l'Union.

Autant les États-Unis que l'Union européenne sont aux prises avec une croissance anémique, un taux de chômage élevé et des niveaux importants d'endettement.

Le Commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, a révélé que les négociations pourraient débuter dès cet été.

«Nous avons tous les deux besoin de croissance, a dit le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso. Et nous avons tous les deux des problèmes budgétaires.»

M. De Gucht a rappelé que les échanges commerciaux entre les États-Unis et l'Union européenne se chiffrent déjà à 2,9 milliards $ US par jour.

L'entente de libre-échange viserait à abolir les droits de douane, qui sont en moyenne de 4 pour cent, et à faire tomber d'autres barrières, comme les processus d'approbation auxquels doivent se plier les entreprises avant de vendre leurs produits des deux côtés de l'Atlantique.

Les responsables espèrent que les négociations auront été complétées d'ici deux ans.

«Pour que ces négociations soient couronnées de succès, nous aurons plus que tout besoin d'une volonté politique, a dit M. Barroso. Ces négociations ne seront pas faciles.»

Les deux partenaires pourraient, par exemple, s'entendre sur une reconnaissance mutuelle des normes de sécurité automobile, ce qui éviterait aux constructeurs de devoir respecter deux ensembles différents de règles. En revanche, l'Union européenne est peu susceptible d'autoriser l'importation de cultures modifiées génétiquement ou de bétail traité avec certaines hormones.