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13/02/2013 03:24 EST | Actualisé 15/04/2013 05:12 EDT

Le pétrole plombé à New York par une nouvelle hausse des stocks américains

Le pétrole a reculé mercredi à New York, pâtissant d'une nouvelle hausse des stocks aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'or noir, et d'une révision à la baisse par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) de sa prévision de demande de brut pour 2013.

Le baril de référence (WTI) pour livraison en mars a terminé à 97,01 dollars, perdant 50 cents par rapport à la clôture de mardi sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Selon le département américain de l'Energie, les réserves de pétrole brut ont continué à gonfler, de 600.000 barils, la semaine dernière aux Etats-Unis alors qu'elles avaient déjà progressé de plus de 11 millions de barils au cours des trois semaines précédentes.

Le cours du baril de référence, qui avait débuté la séance à la hausse, a brusquement chuté après la publication du rapport des autorités américaines.

Pourtant le document montre aussi que les réserves de pétrole ont baissé à Cushing (Oklahoma), où les stocks du pétrole servant de référence au WTI se sont accumulés ces derniers mois en raison de moyens insuffisants d'acheminement vers les raffineries du golfe du Mexique.

"Cela laisse espérer que la situation pourrait s'améliorer dans les semaines à venir", a remarqué Michael Lynch, de Strategic Energy and Economic Research.

Mais les cours ont aussi été minés par la prudence de l'AIE, qui a légèrement révisé à la baisse sa prévision pour la demande mondiale de pétrole en 2013 dans son rapport mensuel, tempérant les espoirs suscités par les signes d'amélioration économique en Chine et aux Etats-Unis.

L'organisme anticipe désormais une consommation d'or noir de 90,7 millions de barils par jour (mbj) cette année, soit 90.000 barils par jour de moins que dans son précédent rapport de janvier.

L'annonce d'un accord sur "certains points" des négociations sur le programme nucléaire controversé iranien entre l'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a aussi pesé sur le prix du baril.

Ce genre de nouvelles "affaiblit la prime associée aux risques géopolitiques" car "cela laisse entrevoir la possibilité de discussions sérieuses avec l'Iran", a relevé Michael Lynch, de Strategic Energy and Economic Research.

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