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13/02/2013 07:35 EST | Actualisé 15/04/2013 05:12 EDT

Kors, Philosophy, Lepore: une journée résolument colorée à la Fashion week

Des oranges stridents chez Michael Kors, de longues chaussettes rouges chez Philosophy et des imprimés aquatiques chez Nanette Lepore: l'heure était déjà à l'attente du printemps mercredi à la Fashion week de New York.

Les présentations automne-hiver 2013 s'y terminent jeudi, et mercredi c'était notamment au tour de Michael Kors, Nanette Lepore, Philosophy, J Mendel, Marchesa, Proenza Schouler et Reed Krakoff, distingué récemment par Michelle Obama, de montrer leur collection.

L'Américain Michael Kors était d'humeur particulièrement colorée, orange, jaune et bleu cobalt, probablement heureux de voir que ses profits à la bourse ne cessent d'augmenter.

Sa collection de 63 silhouettes femmes et hommes se voulait le reflet de New York, "les lumières brillantes, la vitesse de la ville" a-t-il expliqué.

Née de la rencontre entre l'"athlétisme urbain et le lustre", la femme Kors arborait grand manteaux de vison camouflage sur des leggings, jupes droites zippées parfois ouvertes jusqu'en haut de la cuisse et cuirs perforés pour des jupes parachute.

Epaules nettes, orange contrasté avec beaucoup de noir, et pour le soir, des robes peplum bicolores froncées à la taille, courtes devant et tombant jusqu'au sol derrière.

Nanette Lepore était elle inspirée par "la mission sur Mars", pour une collection aux chaussures et sacs bleu galactique, tissus brillants, et imprimés aquatiques pour des robes courtes asymétriques, joliment portées sous un manteau de cuir.

Chez Philosophy di Alberta Ferretti, de longues chaussettes rouges venaient agrémenter une longue jupe moirée.

Dans cette profusion de motifs et de couleurs, la collection femme de l'Américain Reed Krakoff, présentée sous les verrières d'un hangar de Chelsea, aurait presque pu sembler uniforme, avec ses grands cols roulés de soie et cachemire, ses coupes rigoureuses, principalement déclinées en marine, noir et blanc.

Mais c'est justement ce qu'avait souhaité le créateur, l'un de ceux choisis par Michelle Obama le mois dernier pour les cérémonies d'investiture.

"Pour nous, c'était l'idée d'un uniforme, d'un uniforme masculin, de vêtements utilitaires, de vêtements pour le sport, et leur combinaison avec l'idée de féminité, de fluidité et de sensualité", avec cette idée de "luxe confiant", a-t-il expliqué à l'AFP après le défilé.

Mais il a tenu à aussi souligner la pointe d'exotisme, dans les imprimés de python sur une robe de satin, ou les cuissardes en alligator à semelle blanche.

Expert de la fourrure, J Mendel a lui comme à son habitude offert au Lincoln Center une collection à l'élégance raffinée, où un petit col de vison venait réchauffer une robe de mousseline de soie noire brodée d'argent, ou adoucir les épaules d'une robe de cuir zippée à la taille.

Seule fausse note dans cette journée chargée, les critiques éphémères contre John Galliano, pour une tenue vestimentaire portée mardi, avant le show très apprécié d'Oscar de la Renta dont il avait revu chaque pièce mais où il ne s'est pas montré.

Elle ressemblait selon le New York Post à celle portée par les juifs hassidiques.

Le quotidien populaire a publié en Une une photo montrant Galliano avec un chapeau et des cheveux longs roulés près des oreilles. Il a dénoncé un nouvel "affront" de l'ancien directeur artistique de Dior, congédié après avoir tenu, ivre, des propos antisémites à Paris en 2011.

Mais la Ligue anti-diffamation (ADL), qui lutte contre l'antisémitisme, s'est immédiatement portée au secours du couturier, en rappelant ses "efforts" pour "réparer ses erreurs passées".

"Il n'y a aucune vérité dans leur accusation que John Galliano était habillé en costume hassidique. (...) Les hassidiques ne portent pas un chapeau Fedora, un pantalon à fines rayures, un manteau bleu ou un foulard", a déclaré l'ADL.

"John Galliano est John Galliano, il s'habille toujours de façon excentrique et a toujours les cheveux longs", a-t-elle ajouté.

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