NOUVELLES
13/02/2013 03:40 EST | Actualisé 15/04/2013 05:12 EDT

Kerry veut convaincre Assad de partir via une solution diplomatique

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a déclaré mercredi vouloir convaincre le président syrien Bachar al-Assad de quitter le pouvoir via une solution négociée avec l'opposition avec l'aide de la Russie.

"Le gouvernement (américain) préfère une solution politique, une solution négociée mais qui ait pour résultat le départ du président Assad. Le président (Barack Obama) pense, et je pense, que c'est ce qui va arriver", a indiqué M. Kerry lors d'un point de presse avec son homologue jordanien Nasser Judeh.

Le chef de la diplomatie américaine s'est refusé à donner un "calendrier", mais a jugé "inévitable" le départ du pouvoir du chef de l'Etat syrien, après quasiment deux ans de conflit en Syrie qui ont fait 70.000 morts selon l'ONU.

"Nous devons régler la question du calcul que fait actuellement le président Assad. Je pense qu'il y a des choses supplémentaires qui peuvent être faites pour changer sa perception actuelle" de la situation en Syrie, a dit le ministre américain, qui n'a pas voulu être plus précis.

Vendredi dernier, M. Kerry avait évoqué une nouvelle initiative "diplomatique" pour tenter de stopper la guerre en Syrie.

"Je peux vous assurer que mon objectif est que nous parvenions à changer son calcul, que nous parvenions à un résultat négocié pour réduire la violence", a-t-il encore expliqué, citant l'offre faite fin janvier par la Coalition de l'opposition syrienne pour un "dialogue" avec le régime de Damas.

"J'espère toujours qu'il existe une équation par laquelle les Russes et les Etats-Unis pourraient en fait trouver un terrain d'entente", a plaidé le ministre américain, parlant enfin de "la finalisation" d'un prochain "voyage" dans la région.

Des sources palestiniennes avaient annoncé il y a quelques jours la venue de M. Kerry en Israël et dans les Territoires palestiniens en février, précédant le voyage annoncé pour le mois de mars du président Obama en Israël, Cisjordanie et Jordanie. Le département d'Etat, en pleine transition entre Hillary Clinton et M. Kerry, n'a pas confirmé de déplacement pour le secrétaire d'Etat.

nr/sam