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13/02/2013 08:33 EST | Actualisé 15/04/2013 05:12 EDT

Il n'y aura pas d'avertissement sur le Coca-Cola en Nouvelle-Zélande

WELLINGTON, Nouvelle-Zélande - Une agence néo-zélandaise a décidé de ne pas ajouter d'avertissement sur les bouteilles de boissons gazeuses, rejetant ainsi les recommandations formulées par un coroner après la mort d'une femme qui buvait, en moyenne, huit litres de Coca-Cola par jour.

Le rapport rendu public mardi par le coroner David Crerar conclut que la femme de 31 ans et mère de huit enfants, Natasha Harris, est décédée d'une crise cardiaque en 2010.

Il a expliqué que les quantités énormes de Coca-Cola qu'elle ingurgitait ont probablement mené à un déséquilibre métabolique qui a causé ses problèmes de santé, avant d'ajouter que la boisson avait probablement joué un rôle important dans son décès.

Mais la directrice du New Zealand Food and Grocery Council, Katherine Rich, a répliqué qu'aucun étiquetage imaginable n'aurait pu prévenir la mort de quelqu'un qui choisit de boire autant de Coca-Cola. La division néo-zélandaise de Coca-Cola a aussi contesté les conclusions du coroner, affirmant que d'autres experts n'avaient pu s'entendre sur les causes du décès de Mme Harris.

M. Crerar recommandait aux producteurs de boissons gazeuses d'ajouter, sur l'étiquette, les quantités de caféine contenues par le produit ainsi que des avertissements concernant les dangers pour la santé d'en boire des quantités exagérées.

Mme Rich a ajouté que la quantité de Coca-Cola que Mme Harris consommait chaque jour l'empêchait de se nourrir adéquatement.

Un pathologiste qui a examiné la dépouille de Mme Harris a déterminé qu'elle souffrait probablement d'une déficience en potassium, ce qui a contribué à ses problèmes de santé, et qu'elle présentait un foie hypertrophié en raison de sa consommation excessive de sucre.

Mais un autre pathologiste embauché par Coca-Cola avait indiqué que les problèmes de santé de Mme Harris pouvaient avoir été causés par l'anémie et le diabète, et que des facteurs génétiques pouvaient aussi y être pour quelque chose.