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13/02/2013 04:32 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

Colombie : aucune trace des otages qui auraient été libérés

Les autorités colombiennes n'ont toujours pas retrouvé la trace des cinq employés d'une compagnie minière canadienne retenus en otage par la guérilla de l'ELN, malgré l'annonce de leur libération.

L'ELN (Armée de libération nationale) a affirmé dans un communiqué mis en ligne mardi sur son site Internet avoir libéré cinq employés de l'entreprise GeoExplorer (deux Péruviens et trois Colombiens), sans faire mention d'un sixième collègue, un géologue canadien, dont elle avait aussi revendiqué la capture.

Dans son message, la guérilla précise que les otages ont été avertis des « chefs d'accusation pesant contre eux » dans le cadre du « procès » intenté contre l'exploitation minière à outrance en Colombie. « Nous continuerons à dénoncer le dépouillement des ressources naturelles et la misère des régions où se trouvent ces biens, propriété de tous les Colombiens », ajoute-t-elle.

Les employés de la société, un sous traitant de la minière canadienne Braeval,  ont été enlevés le 18 janvier dans un chantier minier situé dans une zone rurale du département de Bolivar, dans le nord du pays.

Après l'annonce de leur libération, les forces de l'ordre ont entrepris des recherches dans plusieurs zones de la région. « Nous allons les poursuivre toute la nuit. Si des gens viennent d'être libérés et ont besoin de l'aide de la police, nous serons là pour eux », a assuré le colonel Jorge Octavio Vargas, commandant de la police de Bolivar, dans une déclaration à la radio colombienne RCN. Aucune information officielle n'a été communiquée depuis.

Le consul du Pérou en Colombie, Jorge Davila, a affirmé n'avoir reçu d'autre renseignement que le communiqué de la guérilla. « S'ils avaient été libérés, on m'en aurait informé », a-t-il déclaré.

L'ELN, qui compte moins de 2000 combattants, a aussi revendiqué l'enlèvement, il y a trois mois, de deux frères Allemands âgés de 69 et 73 ans. Les soupçonnant d'être des « espions » parce qu'ils n'auraient pas su justifier leur présence en Colombie, elle a demandé à leur famille et à leurs anciens employeurs de fournir des preuves de leur identité.