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13/02/2013 03:34 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

Chypre: portraits des trois principaux candidats à l'élection présidentielle

Voici des éléments biographiques concernant les trois principaux candidats au premier tour de l'élection présidentielle dimanche à Chypre.

- Nicos Anastasiades, 66 ans, Disy, droite

Né le 27 septembre 1946, cet avocat de formation mais politicien de carrière est membre fondateur du parti de droite Disy qu'il préside depuis 1997.

En 2004, il avait apporté son soutien au plan Annan de réunification de l'île, mis au point sous la houlette de l'ONU, rejeté par 75,8% des Grecs-chypriotes lors d'un référendum. Cette prise de position avait provoqué la défection de plusieurs députés du parti.

Il est considéré comme un pro-Européen, qui souhaite que l'Union européenne soit impliquée dans la recherche d'un accord de paix à Chypre, bien qu'il n'ait pas de stratégie claire pour tenter de relancer des négociations sous les auspices de l'ONU, actuellement au point mort.

M. Anastasiades, qui caracole en tête des sondages, s'est dit prêt à d'importantes réformes pour relancer l'économie de l'île, plongée dans une profonde crise. Il est favorable à un plan d'austérité en contrepartie d'un plan de sauvetage international en cours de finalisation et qu'il a soutenu dès le début.

- Stavros Malas, 45 ans, indépendant, soutenu par les communistes

Né le 10 juin 1967, il est titulaire d'un doctorat de génétique obtenu à Londres, où il a travaillé comme chercheur à Imperial College.

Il a fait ses premiers pas en politique en 2011, comme ministre de la Santé du gouvernement à majorité communiste du président sortant Demetris Christofias, avant de démissionner un an plus tard pour se lancer dans la campagne présidentielle.

Bien qu'il se présente comme indépendant, il est soutenu par le parti communiste Akel. Les sondages le placent en deuxième position derrière M. Anastasiades.

Il estime que le plan de sauvetage négocié avec le FMI, l'UE et la Banque centrale européenne doit être "respecté", et s'est dit prêt à envisager des privatisations, ce à quoi le gouvernement sortant était très réticent.

Son manque d'expérience politique est son talon d'achille.

- Giorgos Lillikas, 52 ans, indépendant, soutenu par les socialistes

Né le 1er juin 1960, il a fait ses études en France, et a été député communiste, élu en 1996 puis en 2001.

Ministre du Commerce en 2003 sous le président de droite Tassos Papadopoulos, il avait été un fervent partisan du "non" au référendum sur le plan Annan de réunification de l'île en 2004.

Devenu ministre des Affaires étrangères en 2006, il a démissionné en 2007 pour soutenir la campagne de M. Papadopoulos lorsque M. Christofias s'est présenté contre lui.

Concernant la crise économique, il est opposé aux mesures d'austérité telles que les privatisations.

Quant à la question des négociations pour une réunification de l'île, il est partisan d'une approche plus conflictuelle avec la Turquie et rejette l'objectif d'une fédération bi-zonale et bi-communautaire, qui sert actuellement de base aux négociations de l'ONU.

Les sondages le donnent en troisième position au premier tour de l'élection.

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