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12/02/2013 09:35 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

Obama promet une "action ferme" face aux "provocations" de Pyongyang

Le président des Etats-Unis Barack Obama a promis mardi soir une "action ferme" face aux "provocations" de la Corée du Nord, qui avait mené quelques heures plus tôt son troisième essai nucléaire.

"Des provocations comme celles qu'on a vues la nuit dernière ne feront qu'isoler encore un peu plus (la Corée du Nord), au moment où nous nous tenons aux côtés de nos alliés, nous renforçons notre défense anti-missiles et nous conduisons la communauté internationale pour mener une action ferme en réponse à ces menaces", a déclaré le président Obama, lors de son discours devant le Congrès sur l'état de l'Union.

"Le régime en Corée du Nord doit savoir que c'est uniquement en remplissant ses obligations internationales qu'il sera en sécurité et prospère", a plaidé le président, assurant que "l'Amérique continuera de montrer la voie pour empêcher la prolifération des armes les plus dangereuses de la planète".

La Corée du Nord a procédé mardi (lundi soir heure de Washington) à son troisième essai nucléaire, d'une puissance bien supérieure aux deux précédents, provoquant un concert de condamnations et une vigoureuse réaction des Nations unies.

Réuni en urgence, le Conseil de sécurité de l'ONU --dont la présidence tournante est assurée par la Corée du Sud en février-- a "fermement condamné" ce nouvel essai nucléaire et annoncé qu'il allait s'efforcer de prendre les "mesures appropriées" par le biais d'une nouvelle résolution.

Le président Obama avait déjà dénoncé dans la nuit de lundi à mardi un acte "provocateur" et appelé à une action "rapide" et "crédible" de la communauté internationale.

"La Corée du Nord représente une menace sérieuse pour les Etats-Unis et nous devons nous y préparer", avait ajouté le secrétaire à la Défense Leon Panetta.

Washington avait été prévenu à l'avance par Pyongyang de son intention de conduire un nouvel essai nucléaire, a pour sa part déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine Victoria Nuland, sans préciser quand les Etats-Unis avaient été avertis.

nr/jca