NOUVELLES
12/02/2013 09:46 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

Obama à l'Iran: "le temps est venu" pour une solution diplomatique

Le président des Etats-Unis Barack Obama a exhorté mardi soir l'Iran à sceller un compromis diplomatique pour sortir de la crise provoquée par son programme nucléaire controversé, à deux semaines d'une réunion entre Téhéran et les grandes puissances.

"Les dirigeants iraniens doivent admettre qu'il est temps maintenant de (trouver) une solution diplomatique parce qu'une coalition se tient unie pour exiger qu'ils remplissent leurs obligations" internationales, a déclaré le président Obama, lors de son discours devant le Congrès sur l'état de l'Union.

"Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour les empêcher d'avoir une arme nucléaire", a répété M. Obama, selon la position qu'il a adoptée publiquement depuis près d'un an.

L'Iran et le groupe P5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) sont convenus de se retrouver le 26 février à Almaty, au Kazakhstan, pour un nouveau cycle de pourparlers après un dernier raté en juin 2012 à Moscou.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait exhorté vendredi l'Iran à venir parler "véritablement du fond", promettant que "la communauté internationale (serait alors) prête à répondre" positivement.

Londres a évoqué une "nouvelle offre crédible" du P5+1 et Moscou a dit espérer d'"importants progrès" à Almaty.

Un responsable iranien a répondu lundi qu'il allait "écouter" les "nouvelles propositions" des grandes puissances, Mais le président Mahmoud Ahmadinejad a réaffirmé la veille que son pays ne céderait "pas d'un iota sur ses droits légitimes" en matière nucléaire.

Le P5+1 et Israël soupçonnent l'Iran de travailler à la mise au point de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie catégoriquement.

Pour tenter de faire plier Téhéran, l'ONU lui a imposé quatre séries de sanctions, auxquelles les Etats-Unis et l'Union européenne ont ajouté leurs propres mesures punitives, faisant plonger la puissance pétrolière iranienne dans une grave crise économique.

Washington adopte une stratégie "à double voie" à l'égard de Téhéran avec lequel les relations diplomatiques sont rompues depuis 1980: les Américains durcissent régulièrement leurs sanctions tout en continuant de privilégier la diplomatie.

Mais le président Obama avait posé en mars dernier les limites de l'exercice en s'engageant, d'abord pour rassurer Israël, à ce que "l'Iran n'ait jamais la bombe".

nr/jca