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12/02/2013 11:23 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

Les républicains répliquent à Obama et son "obsession" pour les impôts

C'est un Barack Obama "obsédé" par les hausses d'impôts que les républicains ont dépeint mardi après son discours sur l'état de l'Union, confiant au quadragénaire Marco Rubio le soin de promouvoir la vision des conservateurs pour réduire les déficits.

"Augmenter les impôts ne créera pas d'emplois dans le secteur privé", a déclaré le sénateur dans une allocution télévisée depuis une salle du Capitole, à quelques dizaines de mètres de l'hémicycle où Barack Obama avait prononcé son discours quelques minutes plus tôt.

"Aucune augmentation réaliste des impôts ne pourra réduire nos déficits", a-t-il assuré, "et c'est pourquoi j'espère que le président abandonnera son obsession d'augmenter les impôts et préfèrera au contraire travailler avec nous pour obtenir une vraie croissance de notre économie".

Le président "a présenté beaucoup de nouveaux programmes en détail. Mais du côté de la maîtrise des dépenses, il fut remarquablement bref", a commenté Paul Ryan, colistier de Mitt Romney à la présidentielle de novembre.

"Il n'a pas offert grand chose au-delà des mêmes politiques de relance qui ont échoué à faire repartir notre économie", a déclaré John Boehner, président de la Chambre des représentants.

Marco Rubio, âgé de 41 ans et d'origine cubaine, illustre le nouveau souffle recherché par le parti, boudé par les jeunes et les Hispaniques lors de la présidentielle.

Son message, porté au nom du parti en anglais puis en espagnol, est sans ambiguïté: le rôle de l'Etat fédéral et les prélèvements obligatoires doivent être réduits pour libérer la croissance. C'est une réponse directe à la vision promue mardi par Barack Obama, qui a vanté un "Etat plus efficace, qui énonce des priorités et investisse dans une croissance aux bases larges".

Le président a assuré qu'investir dans les infrastructures, la formation et les énergies renouvelables n'était pas incompatible avec la résorption des déficits.

Marco Rubio l'a au contraire accusé --dans un discours écrit longtemps avant que Barack Obama ne prononce le sien-- de croire que l'économie de marché "est la cause de nos problèmes, et que la crise économique est arrivée car l'Etat ne prélève pas assez d'impôt, ne dépense pas assez et ne contrôle pas assez".

Or selon lui, "un dollar emprunté par l'Etat est de l'argent qui n'est pas investi dans la création d'emplois".

Mais le conservateur a aussi tâché de rassurer les Américains sur les réformes des programmes sociaux envisagées par les républicains, en rappelant que son propre père, mort d'un cancer, avait bénéficié d'une couverture santé publique pendant son traitement.

"Je ne soutiendrai jamais des changements de Medicare qui affecteraient les retraités comme ma mère. Mais ceux qui souhaitent laisser Medicare en l'état actuel souhaitent en réalité en provoquer la faillite", a-t-il estimé.

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