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12/02/2013 06:42 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

Le républicain Rubio réplique à Obama et son "obsession" pour les impôts

C'est un Barack Obama obsédé par les hausses d'impôts que le républicain Marco Rubio devait décrire mardi soir en "réponse" au discours sur l'état de l'Union du président, selon des extraits de son allocution diffusée dans l'après-midi à la presse.

"Augmenter les impôts ne créera pas d'emplois dans le secteur privé", devait dire le sénateur quadragénaire depuis le Capitole, quelques minutes après la fin du discours de Barack Obama devant le Congrès.

"Aucune augmentation réaliste des impôts ne pourra réduire nos déficits", devait-il également assurer, "et c'est pourquoi j'espère que le président abandonnera son obsession d'augmenter les impôts et préfèrera au contraire travailler avec nous pour obtenir une vraie croissance de notre économie".

Marco Rubio, âgé de 41 ans et d'origine cubaine, a été sélectionné par son parti pour promouvoir une vision d'un Etat fédéral au rôle réduit et qui libèrerait la croissance en réduisant ses dépenses.

Les républicains espèrent aussi que le jeune sénateur séduira les électeurs hispaniques qui ont boudé les républicains à la présidentielle de novembre.

Il prononcera deux discours, en anglais puis en espagnol, et rappellera ses origines de fils d'immigrés.

"Je vis toujours dans le même quartier ouvrier où j'ai grandi. Mes voisins ne sont pas millionnaires", poursuit-il dans le texte de son allocution: "Les augmentations d'impôts et les dépenses de déficit que vous proposez vont affecter les familles de la classe moyenne".

Le conservateur, élu en 2010 sur un programme ultra-libéral, devait aussi tâcher de rassurer les Américains sur les réformes des programmes sociaux envisagées par les républicains.

"L'un de ces programmes, Medicare (une couverture santé pour les personnes âgés, ndlr), est très important pour moi. Il a fourni à mon père les traitements dont il avait besoin contre le cancer, et lui a permis de mourir dans la dignité", devait-il dire. "Je ne soutiendrai jamais des changements de Medicare qui affecteraient les retraités comme ma mère. Mais ceux qui souhaitent laisser Medicare en l'état actuel souhaitent en réalité en provoquer la faillite".

"Je ne m'oppose pas à votre programme parce que je veux protéger les riches. Je m'oppose à votre programme parce que je veux protéger mes voisins", ajoute encore le texte.

ico/mdm