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12/02/2013 05:22 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

Fashion Week: brocard et roses chez Vera Wang, grunge féminin chez Rodarte

L'heure était mardi à l'ultra féminité à la Fashion Week de New York, avec mousseline de soie fleurie et jupes origami chez Vera Wang, teintée d'une flamboyante touche grunge, acide et côte Ouest chez la très en vogue Rodarte.

Après le punk médiéval de la saison dernière, les soeurs californiennes Laura et Kate Mulleavy de Rodarte ont enchanté leur public par un show flamboyant qui mariait sans complexe la délicatesse des roses, brodées en bijoux, et une série d'imprimés rappelant les grandes années du rock californien sur la côte ouest américaine.

"Il y a certainement une référence au (groupe de rock légendaire) Grateful Dead, tout cela fait partie d'une culture qui se nourrit de la plage en Californie du nord, et de toutes ces choses qui vont ensemble: les motifs délavés, d'acide, les roses, les fils barbelés", a indiqué à l'AFP Laura Mulleavy.

De longues et fluides robes de satin portent ainsi avec une élégance déconcertante des imprimés purement grunge, pimentés par de gracieuses broderies de brillants Swarovski ou de boutons de roses.

Dans la même veine, les vestes sont lourdes, les shorts, très longs, tombent sur les hanches de mannequins au teint mat et au regard noirci sous l'oeil, mais un ensemble de matières légères en satin ou néoprène et des coupes maîtrisées féminisent le tout, agrémenté de brillants.

"C'était le meilleur show que j'ai vu cette semaine", a confié à l'AFP Idil Tabanca, une fan et jeune cliente de la griffe.

Vera Wang, qui avait recouvert le podium de son défilé au Lincoln Center du même imprimé fleuri que celui de ses mousselines de soie, a offert une collection très technique et structurée, avec force brocards, où elle mélangeait dentelle, soie, mousseline, satin, et sergé noir.

Cette collection "représente l'exploration de la couture classique" à travers des "silhouettes sculptées" et des "collages de texture, motifs, couleurs et proportions", a expliqué la créatrice d'origine chinoise, surtout connue pour ses robes de mariée.

Robes et minijupes origami fascinantes à défaut d'être facilement portables, robes kimono à chevron, transparences superposées de mousseline de soie imprimée de roses, mais aussi magnifiques brocards parme, métallique ou mandarine pour le soir, et parfois une petite cape de renard ou un boléro "évêque" pour réchauffer l'hiver: sa collection automne-hiver 2013 a impressionné.

Plus tôt, l'Américaine Tory Burch avait présenté une collection à l'esprit très romantique et "Art nouveau", raffinée, aux couleurs pastel, et riche en accessoires paillettes.

Dans une atmosphère feutrée, la ligne de la créatrice, très appréciée des adolescentes comme de leurs mères, jouait avec la richesse des matières et la fantaisie des accessoires.

Inspirée par son passage à la Neue Galerie à New York, Mme Burch a été portée par l'"Art nouveau" et "la peinture brute de (Gustav) Klimt, par sa texture, ses couleurs". "Je voulais offrir aux femmes des vêtements originaux (...) et sympas qu'elles puissent porter d'un moment à l'autre de la journée".

Chez J Crew, un des créateurs favoris de Michelle Obama, l'accent avait été mis sur les accessoires, bijoux fantaisie audacieux et chaussures enrichies de brillants.

La femme, "exotique" et "de caractère", était parée de matières et de coupes rappelant le passage à Marrakech de Tom Mora, le désigner de la griffe pour femme. Chez les hommes, c'était un "mélange d'élégance masculine et de vintage rugueux", a expliqué son acolyte Frank Muytjens à l'AFP.

La Fashion Week présentait aussi mardi les collections de Victoria by Victoria Beckham et d'Oscar de la Renta.

Ce dernier défilé, dans la soirée, pour un public trié sur le volet, était très attendu: le créateur de 80 ans a accueilli ces dernières semaines dans son studio l'ancien directeur artistique de Dior John Galliano, et a confié que celui-ci avait regardé chaque pièce de sa collection.

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