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12/02/2013 04:39 EST | Actualisé 13/04/2013 05:12 EDT

Assistera-t-on à la fusion d'American Airlines et d'US Airways?

C'est écrit dans le ciel depuis quelques années : US Airways et American Airlines songent à unir leurs destinées. Les deux transporteurs ont annoncé qu'ils examineront leur éventuelle fusion, mercredi, lors de rencontres séparées qu'ils tiendront avec les membres de leur direction respective.

Selon Jacques Roy, professeur titulaire à HEC, les voyageurs canadiens n'ont pas grand-chose à craindre de cette possible alliance entre deux gros joueurs du transport aérien. « Ce ne sera pas catastrophique », dit Jacques Roy, qui appréhende néanmoins une hausse des prix. « Qui dit rationalisation dit moins de concurrence... Donc oui, cela pourrait faire augmenter le prix des billets ».

Si elle s'avère, la fusion d'US Airways et d'American Airlines s'inscrira dans la vague de consolidation qui a submergé l'industrie du transport aérien, ces dernières années. United Airlines a joint ses forces à celles de Continental et Northwest fait désormais équipe avec Delta. Au pays, on se rappellera qu'Air Canada avait avalé son concurrent, Canadien, en l'an 2000. 

Air Canada, qui dispose d'une position stratégique sur l'échiquier du transport transfrontalier en Amérique du Nord, n'est pas menacé par l'union possible d'US Airways et d'American Airlines, de l'avis de Jacques Roy. D'autant plus qu'Air Canada a US Airways comme partenaire au sein du réseau Star Alliance (créé en 1997). Et, de l'opinion de Jacques Roy, qu'importe comment ce partenariat évoluera après une possible fusion, les voyageurs en partance de Montréal vers Chicago ou New York ne verront guère de différences : « Montréal est un satellite pour ces transporteurs, et, pour rejoindre les plaques tournantes que sont Chicago et New York sans passer par Toronto, il faut prendre un de leurs jets [régionaux] ».

En fait, Jacques Roy fait même preuve d'optimisme : « En fusionnant, US Airways et American Airlines pourraient rationaliser leurs opérations et recourir à de plus gros porteurs pour desservir Montréal. En utilisant des avions de 70 à 90 places, plutôt que de 50 places, ces transporteurs pourraient réduire le coût par siège », affirme Jacques Roy, le coût par siège étant un élément important pour déterminer le prix des billets d'avion.