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05/02/2013 10:22 EST | Actualisé 07/04/2013 05:12 EDT

Un record de femmes députées au Parlement israélien

Avec 27 élues, soit 22,5% des députés, le Parlement inauguré mardi en Israël comprend une représentation féminine record, même si elle reste inférieure à la moyenne des pays de l'Union européenne (24,5%).

La précédente Knesset comptait 21 femmes.

Présentes sur 7 des 12 listes ayant obtenu des sièges aux élections du 22 janvier, les élues, dont des militantes féministes, devraient jouer un rôle plus important dans la politique israélienne que par le passé.

Trois partis israéliens sont dirigés par des femmes: le Parti travailliste par l'ex-journaliste Shelly Yachimovich, le parti centriste HaTnoua par l'ancienne ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni et le parti de gauche Meretz par Zehava Galon.

Notre objectif est "de renforcer la place des femmes dans la société israélienne, c'est dans l'ADN de notre parti", avait affirmé Mme Yachimovich à la veille des élections, promettant de continuer "le combat pour l'égalité des femmes dans tous les domaines".

Sur sa liste, 4 femmes ont été élues, dont la journaliste féministe Merav Michaeli, qui a l'habitude de s'exprimer en utilisant systématiquement le féminin, en dépit des règles grammaticales, et l'une des meneuses du mouvement de contestation sociale de l'été 2011, Stav Shaffir, 27 ans, benjamine de la Knesset.

En 1988, seules 7 femmes avaient été élues, le plus bas historique. Le résultat des dernières élections est donc encourageant sur ce plan, même si la proportion reste très inférieure à celle d'autres Parlements, comme en Suède (44%) ou en Afrique du Sud (42%), a fortiori pour un pays où les femmes accomplissent le service militaire.

Selon l'Union interparlementaire, les femmes représentent en moyenne 20,4% des parlementaires dans le monde.

Seule formation à la parité complète, le Meretz compte 3 femmes sur 6 élus mais la nouvelle liste centriste de Yaïr Lapid, 2e plus grande formation, a 8 femmes sur 19 députés.

Parmi elles figurent trois avocates, dont la première Ethiopienne élue à la Knesset, Pnina Tamano-Shata, mais aussi Karine Elharar, une handicapée, et Adi Kol, lobbyiste pour la défense des droits des femmes.

Si les partis ultra-orthodoxes ne présentent pas de femmes, cette année quatre femmes religieuses ont été élues sur d'autres listes, une au Likoud, une au parti de M. Lapid et deux au parti nationaliste religieux Foyer juif.

Depuis 2009, Hanine Zouabi est députée sur une liste arabe, la deuxième femme issue de cette minorité à siéger à la Knesset.

Souvent cantonnées dans des commissions parlementaires de peu d'importance et nommées à des postes ministériels de second plan, les femmes devraient cette fois utiliser leur nombre pour augmenter leur représentation au plus haut niveau de l'Etat.

Depuis la création de l'Etat d'Israël, seules 13 femmes ont siégé dans un gouvernement, dont deux à des postes importants, Golda Meir, qui a été Premier ministre entre 1969 et 1974, et Tzipi Livni, l'ancienne chef de la diplomatie (2006-2009).

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