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05/02/2013 04:52 EST | Actualisé 07/04/2013 05:12 EDT

Sables bitumineux: l'Alberta et le Nouveau-Brunswick sur la même longueur d'onde

CALGARY - La première ministre de l'Alberta a trouvé chez son homologue du Nouveau-Brunswick un allié lorsqu'il est question de transporter vers de nouveaux marchés le pétrole brut albertain, qui est sans accès direct à la mer.

Selon Alison Redford, ce partenariat entre les deux provinces est un «mariage naturel».

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, David Alward, et son ministre de l'Énergie, Craig Leonard, viennent de passer trois jours en terre albertaine. Lundi, la délégation a visité des sites d'exploitation de sables bitumineux.

Pour Mme Redford, cette visite devrait confirmer ce que M. Alward savait déjà: le développement des sables bitumineux bénéficie à tout le pays.

Les deux premiers ministres discutent de projets visant à transporter le brut des sables bitumineux vers l'est, peut-être aussi loin que Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, où la compagnie pétrolière Irving exploite une raffinerie produisant 300 000 barils par jour.

Mme Redford affirme que 40 pour cent du pays dépend de pétrole importé à grands frais plutôt que du pétrole canadien plus abordable, et que l'Alberta doit pouvoir accéder aux océans afin d'obtenir un prix équitable pour son pétrole brut.

En novembre dernier, en marge de la réunion du Conseil de la fédération à Halifax, la première ministre Pauline Marois a convenu avec son homologue albertaine de la création d'un comité formé de fonctionnaires, qui devra déterminer si le Québec tirerait avantage d'un tel projet.