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05/02/2013 02:57 EST | Actualisé 07/04/2013 05:12 EDT

Premier choc de la saison Bruins-Canadien au Centre Bell, mercredi

BROSSARD, Qc - Le Canadien tente de se forger une identité d'équipe très coriace et on aura une bonne idée où il en est dans son cheminement, mercredi, à l'occasion de la visite des Bruins de Boston.

L'importance que revêt le premier choc de la saison entre les grands rivaux, distancés d'un seul point de classement, vient au second plan dans l'esprit de l'entraîneur Michel Therrien et des joueurs. C'est encore tôt dans la saison.

«C'est toujours agréable d'être les acteurs d'une rivalité semblable, a noté Therrien. Mais nous, nous devons restés concentrés sur le plan établi. Je veux voir l'équipe affamée et en maîtrise de ses émotions.»

Le Tricolore ne cherchera pas également à prouver à la face de la LNH qu'il est à prendre au sérieux cette saison.

«Les Bruins sont solides en défense (19 buts contre), mais nous aussi quand on regarde notre dossier (17), a continué Therrien. Les Bruins ont été champions de la Coupe Stanley, il y a deux ans, et ils ont à peu près le même noyau de joueurs. Nous les respectons beaucoup. C'est une équipe difficile à affronter. C'est l'identité que nous essayons de nous donner. Ce sera un match intense et très serré.»

Le gardien Carey Price a avoué, du bout des lèvres, qu'une victoire insufflerait une légère dose additionnelle de confiance au groupe.

«Mais le classement est tellement serré. Ça peut changer à tous les jours. Le plus important pour nous est de demeurer concentré sur notre rendement», a-t-il ajouté. Comme quoi le message de l'entraîneur est bien saisi.

Un duel face aux Bruins n'est jamais banal et les jeunes Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher le constateront.

«Je vais jouer comme je le fais toujours, peu importe que Zdeno Chara tente de m'en empêcher, a dit Gallagher, qui n'a pas froid aux yeux. Je ne me battrai quand même pas avec lui, mais je ne reculerai pas s'il se retrouve dans mon chemin et je vais compléter ma mise en échec sur lui si l'occasion se présente.»

White ou Eller?

Therrien, qui peut miser sur un groupe en excellente santé, n'a pas voulu dire si l'ailier Ryan White serait de retour dans la formation, après avoir été laissé de côté dans les deux matchs de la fin de semaine.

Therrien a précisé que White n'était plus en pénitence pour son indiscipline face aux Sénateurs d'Ottawa, mercredi dernier.

«Après un match, ce n'est plus une punition. Il va jouer cette semaine», a-t-il annoncé.

Au retour de l'équipe à l'entraînement à Brossard, mardi, Lars Eller et White ont pivoté la quatrième unité à l'attaque, en alternance. Les défenseurs Tomas Kaberle et Yannick Weber formaient le duo de réservistes.

White a assuré qu'il ne modifiera pas son style quand on lui refera confiance, mais il évitera de placer l'équipe dans le pétrin.

«J'ai bien réfléchi ces derniers jours et je suis arrivé à la conclusion que je ne peux pas déroger du style qui m'a permis de graduer dans la Ligue nationale, a affirmé White. Si je le faisais, je ne serais plus d'aucune utilité pour l'équipe. Ce n'est pas la première fois que j'écope des pénalités d'indiscipline. Ça m'arrive depuis l'âge de cinq ans! Je ne changerai pas. Je dois apprendre à mieux maîtriser mes émotions dans le feu de l'action et à me la fermer en présence des arbitres.»

Eller a connu deux bonnes rencontres en fin de semaine, la première en remplacement de Max Pacioretty, au sein du trio de David Desharnais, et la seconde à la position de centre du quatrième trio. Il a amassé ses trois premiers points de la saison, un but et deux passes, dans la victoire de 6-1 contre les Sabres de Buffalo, samedi.