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05/02/2013 07:43 EST | Actualisé 07/04/2013 05:12 EDT

Nouvelles violences en Irak: au moins huit morts

Au moins huit personnes ont été tuées dans de nouvelles violences mardi en Irak, où les attaques se sont multipliées ces trois derniers jours faisant près de 70 morts au total.

Les dernières attaques ont encore accru les tensions dans le pays en proie à une grave crise politique avec notamment des appels à la démission du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki par les manifestants dans les régions à majorité sunnite.

L'attaque la plus sanglante mardi a coûté la vie à six personnes, dont trois soldats, et en a blessé quatorze, selon des sources de sécurité et médicales. Un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée contre une patrouille conjointe de la police et de l'armée à Taji, à 25 km au nord de Bagdad.

D'autres attaques dans les villes de Baqouba (ouest) et Mossoul (nord) ont fait deux morts, a-t-on ajouté.

Ces nouvelles violences portent à 68 morts et 152 blessés le bilan de trois jours d'attaques dans Bagdad et d'autres villes du pays, selon des chiffres compilés par l'AFP à partir de données collectées auprès de sources de sécurité et médicales.

Lundi, un attentat suicide contre les Sahwa, une milice pro-pouvoir en lutte contre Al-Qaïda, a fait au moins 23 morts également à Taji.

La veille à Kirkouk (nord), au moins 30 personnes ont été tuées dans un attentat à la voiture piégée suivi d'un assaut d'hommes armés contre le quartier général de la police, et quatre autres ont été abattues par des hommes armés.

Les attaques n'ont pas été revendiquées, mais les insurgés sunnites, dont la branche irakienne d'Al-Qaïda, mènent régulièrement des opérations de représailles contre les Sahwa mais aussi contre les forces irakiennes et les responsables politiques.

Depuis fin décembre, M. Maliki est au centre d'un ample mouvement de contestation de la minorité sunnite qui manifeste dans les régions où elle est majoritaire pour dénoncer sa "marginalisation" et pousser le Premier ministre à la démission.

Même si elles n'atteignent plus les niveaux connus à l'époque du conflit interconfessionnel de 2006-2007, les violences continuent à endeuiller l'Irak de façon quasi-quotidienne.

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