NOUVELLES
05/02/2013 11:08 EST | Actualisé 07/04/2013 05:12 EDT

Les services de sécurité soudanais réclament l'interdiction de partis (opposition)

Les puissants services de sécurité soudanais ont réclamé que deux importants partis d'opposition soient interdits, car leurs membres se sont joints aux appels à renverser le gouvernement lancés par des groupes rebelles armés, a indiqué un dirigeant de l'opposition lundi.

L'interdiction envisagée concerne le Parti Umma, dirigé par l'ancien Premier ministre Sadeq al-Mahdi, et le Congrès populaire du vétéran islamiste Hassan al-Tourabi.

Le chef du Renseignement, Mohamed Atta al-Moula, a également réclamé une interdiction du Parti communiste, plus modeste, selon une lettre qui serait signée de sa main, selon le Congrès populaire, qui l'a présentée à la presse.

"Le gouvernement se prépare à interdire les partis", a affirmé Kamal Omar, chef des Affaires politiques pour le Congrès populaire, lors de la conférence de presse.

Umma, le congrès populaire et les communistes, aux côtés d'autres partis d'opposition et de militants, ont signé le moi dernier à Kampala (Ouganda), une charte baptisée Nouvelle Aube, qui appelle à un changement de régime au Soudan.

Des représentants des différents partis ont approuvé le document, mais ce dernier doit encore être formellement avalisé par les dirigeants d'opposition, qui ont indiqué être en train de l'étudier.

Par cette charte, l'opposition s'engagerait aux côtés des rebelles armés du Front révolutionnaire soudanais (SRF) à renverser le régime du président Omar al-Béchir, en place depuis 23 ans.

"En signant ce document, ils soutiennent le SRF et sa lutte armée contre le régime constitutionnel", affirment les services secrets soudanais, selon la lettre présentée comme celle adressée par M. Moula au Conseil des affaires des partis politiques, l'institution chargée d'enregistrer les partis.

L'opposition politique a quand à elle fait valoir qu'elle gardait comme objectif un changement de régime pacifique.

str-it/cnp/feb