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05/02/2013 06:28 EST | Actualisé 07/04/2013 05:12 EDT

Importantes hausses de taxes : le maire Labeaume qualifie certains cas « d'extrêmes »

Le maire de Québec soutient que les contribuables qui contestent l'augmentation de leurs taxes ne représentent pas la majorité.

Les citoyens de Québec reçoivent ces jours-ci leur avis d'imposition pour la nouvelle année et certains constatent une hausse particulièrement importante.

Toutefois, selon le maire Labeaume, les contribuables qui contestent cette hausse ne représentent pas la majorité et sont des cas plutôt exceptionnels.

Le maire de Québec se défend d'alourdir le fardeau fiscal des contribuables. Régis Labeaume affirme que l'augmentation moyenne depuis cinq ans est 41 % moins élevée que dans les sept autres grandes villes du Québec. L'augmentation du rôle d'évaluation le 1er janvier est un facteur compris dans le calcul de la hausse. « On va entendre parler de cas extrêmes et on va essayer de généraliser, de dire que c'est ce qui se passe partout en Ville. Je le répète, près de 60 % des payeurs de taxes voient la valeur de leur maison être en moyenne de ce qu'ils avaient ou en bas de la moyenne », a déclaré le maire lundi soir lors de la séance du conseil municipal.

Le maire de Québec ne comprend pas notamment la grogne de certains commerçants qui croient que les hausses de taxes sont trop importantes cette année. Régis Labeaume mentionne qu'ils profitent de la vigueur économique de la région et que leur taux de taxation est comparable à celui d'autres villes. « Si les commerçants trouvent que leurs taxes sont chères, je regrette, ça ne marche pas. Parce que vous avez été taxés depuis 11 ans deux fois moins vite que la progression du PIB. Ça veut dire que vous avez eu un espace de 100 % pour en garder dans vos poches », a fait valoir le maire.

Le conseiller indépendant Yvon Bussières affirme avoir déjà reçu des appels de citoyens inquiets. Il croit que la Ville de Québec dépense trop. « À la Ville de Québec, on dépense beaucoup, et un amphithéâtre, ça se paye aussi, donc il faut à l'intérieur du compte de taxes payer l'ensemble des immobilisations qu'on a mis de l'avant », soulève le conseiller.

Les citoyens ont jusqu'au 30 avril pour contester leur hausse de taxes.