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05/02/2013 05:44 EST | Actualisé 07/04/2013 05:12 EDT

BlackBerry a perdu son «avantage patriotique» au Canada, selon un analyste

TORONTO - Il fut un temps où Research in Motion pouvait se targuer de bénéficier d'un avantage sur le marché intérieur grâce au patriotisme des Canadiens adeptes de son produit-phare, le téléphone intelligent BlackBerry.

Ce n'est plus le cas. En fait, selon certains spécialistes de la firme de marketing IDC, la part de marché disponible pour le BlackBerry est plus mince au Canada qu'ailleurs dans le monde.

Lorsque le nouvel appareil Z10 a été offert chez les détaillants, mardi, il n'y a pas eu de ruée vers les boutiques, comme l'aurait espéré le fabricant ontarien, qui misait sur ce nouveau modèle pour lui donner un second souffle.

En cela, le contraste entre le lancement des nouveaux produits d'Apple et le petit nouveau de BlackBerry est frappant. Car à chaque fois qu'un nouveau modèle d'iPad ou d'iPhone prend d'assaut le marché, les foules prennent d'assaut les boutiques afin de s'en procurer.

Le téléphone intelligent BlackBerry a perdu des fidèles au Canada au fil des ans, et le rapport produit par IDC met en relief à quel point l'entreprise a perdu des plumes à domicile.

Research in Motion, qui a été rebaptisé BlackBerry la semaine dernière, revendiquait une maigre part de marché de 4,5 pour cent au Canada au quatrième trimestre de 2012, comparativement à 47,5 pour cent pour Apple, selon une estimation préliminaire d'IDC. Samsung arrive au second rang avec 32,7 pour cent des parts de marché, suivi de LG avec 4,6 pour cent.

À l'échelle internationale, BlackBerry fait à peine mieux, avec 4,6 pour cent des parts de marché. Et du côté des États-Unis, la situation est encore pire: l'entreprise revendique un maigre 1,4 pour cent des parts de marché au sud de la frontière.

«Peu importe l'avantage qu'avait BlackBerry ici au Canada, à l'heure actuelle, il (a pratiquement disparu) en raison de la longue transition entre les systèmes d'exploitation et la direction prise (par la compagnie)», juge Kevin Restivo, analyste principal chez IDC Canada.

«Il y a un point de rupture pour les usagers, a-t-il ajouté. La part de marché (de BlackBerry) pour ce qui est des téléphones intelligents a chuté de façon dramatique au cours des deux dernières années, pour les mêmes raisons qu'à l'étranger.»

IDC avait déterminé, à l'automne 2009, que BlackBerry finirait l'année avec environ 67 pour cent du marché des téléphones intelligents au Canada, tandis qu'Apple espérait atteindre 15 pour cent.