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05/02/2013 05:59 EST | Actualisé 07/04/2013 05:12 EDT

Barack Obama appelle les Kényans à rejeter la violence lors des élections

NAIROBI, Kenya - Le président des États-Unis, Barack Obama, s'est légèrement immiscé dans la politique du pays de son père mardi, en appelant les Kényans à rejeter la violence pendant des élections qui se dérouleront mois prochain.

Barack Obama a diffusé sur YouTube une vidéo à l'intention des Kényans, dans laquelle il adresse ses salutations en swahili, la langue la plus parlée dans le pays.

Il appelle les Kényans a rejeter l'intimidation et la violence, à permettre la tenue d'élections libres et justes et à résoudre leurs disputes «devant les tribunaux et non dans les rues».

«C'est un moment pour que le peuple kényan se rassemble plutôt que de se diviser. Si vous le faites, vous pourrez montrer au monde que vous n'êtes pas seulement membre d'une tribu ou d'un groupe ethnique, mais des citoyens d'une formidable nation», a dit M. Obama, qui compte plusieurs proches au Kenya, dont des demi-frères et des demi-soeurs, ainsi qu'une grand-mère par alliance.

Les Kényans seront appelés aux urnes le 4 mars pour élire un président et d'autres représentants. Ce sera le premier scrutin national depuis 2007, quand l'élection présidentielle avait dégénéré en violences qui ont fait plus de 1000 morts et 600 000 déplacés.

Le message de Barack Obama devrait être bien reçu par la plupart des Kényans, estime John Githongo, un ancien conseiller du président kényan Mwai Kibaki.

«Pour de nombreuses personnes qui le respectent et qui l'aiment en tant que fils de notre terre, de tels propos sont très appréciés, a-t-il dit. Bien entendu, d'autres estimeront qu'il s'agit d'une interférence.»

Barack Obama s'est rendu au Kenya quand il était sénateur, mais jamais en tant que président, ce qui a déçu de nombreux Kényans. Mais lors d'une entrevue en 2010 avec la télévision publique kényane, il avait déclaré qu'il se rendrait dans le pays de son père avant la fin de sa présidence. Une promesse qui pourrait être reléguée aux oubliettes si les élections de cette année sont de nouveau entachées par des violences.