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05/02/2013 11:59 EST | Actualisé 07/04/2013 05:12 EDT

Attentat Bulgarie: le Liban va coopérer pour "élucider les circonstances"

Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a annoncé mardi que son pays allait coopérer avec Sofia "pour élucider" les circonstances de l'attentat anti-israélien perpétré en Bulgarie en juillet, après que ce pays a désigné le Hezbollah comme responsable de l'attaque.

"Le Liban, certain que les autorités compétentes en Bulgarie vont procéder à une évaluation sérieuse des résultats de l'enquête, affirme sa disposition à coopérer avec l'Etat bulgare pour élucider les circonstances" de l'attentat ayant fait six morts le 18 juillet 2012 à l'aéroport de Bourgas, a dit M. Mikati dans un communiqué.

"Le Liban souligne la relation étroite qui le lie à l'Etat bulgare et les Etats de l'Union européenne, et son attachement à la sécurité de la Bulgarie et de tous les Etats de l'UE, et son souhait de maintenir ces bonnes relations et de les développer", ajoute le texte.

Le Premier ministre libanais explique en outre avoir "réaffirmé l'importance de développer nos relations bilatérales, lors d'une récente visite couronnée de succès au cours de laquelle nous avons perçu auprès des responsable bulgares le souci de maintenir de bonnes relations avec le Liban".

La Bulgarie a désigné mardi le mouvement libanais chiite Hezbollah comme étant derrière l'attentat de Bourgas.

"Il y a des informations concernant des financements et une appartenance au Hezbollah de deux personnes, dont l'auteur de l'attentat", a déclaré à la presse le ministre de l'Intérieur bulgare, Tsvetan Tsvetanov.

Ces personnes "possédaient des passeports de l'Australie et du Canada" et "vivaient sur le territoire libanais depuis 2006 et 2010", a-t-il précisé.

Israël a accusé depuis le jour de l'attentat l'Iran d'en être le commanditaire, et le Hezbollah d'en avoir été l'exécutant, ce que Téhéran nie.

Les autorités bulgares s'étaient montrées très prudentes, refusant jusqu'ici de montrer du doigt l'Iran ou le Hezbollah avant de disposer de preuves.

Selon des analystes, la désignation du Hezbollah pourrait fournir aux Etats-Unis un argument de poids pour convaincre l'Union européenne (UE) d'inclure ce mouvement, grand allié de l'Iran et de la Syrie, dans sa liste noire des organisations terroristes.

rd/feb/cco