DIVERTISSEMENT
04/02/2013 09:02 EST | Actualisé 06/04/2013 05:12 EDT

Quatre spectacles d'envergure pour la 7e édition du Festival TransAmériques

André Cornellier

Les artistes Louise Lecavalier, Thomas Ostermeier, Lemi Ponifasio et Christian Lapointe convergeront tous au Festival TransAmériques (FTA), dont la septième édition aura lieu dans la métropole, du 22 mai au 8 juin prochain. On dévoilait lundi les premiers éléments de programmation de l'événement, qui se consacre à la création contemporaine en théâtre et en danse.

«On veut toujours proposer un programme qui soit fort, autant en danse qu'en théâtre, avec des étrangers, des Canadiens et des Québécois, a expliqué, en conférence de presse, Marie-Hélène Falcon, directrice artistique, directrice générale et co-fondatrice du FTA. On tient à ce que ce soit costaud pour tout le monde. Le public sait qu'au festival, il y aura des œuvres fortes, que ça va brasser et déménager.»

Et les organisateurs peuvent se targuer d'avoir effectué de belles prises, cette année, notamment avec la présence de la Québécoise Louise Lecavalier. La danseuse et chorégraphe de renommée mondiale reviendra au bercail avec So Blue, un exercice solo, jumelé à un duo-duel avec le danseur Frédéric Tavernini. Décliné pour la première fois en décembre 2012, à Düsseldorf, le collage est porté par une musique de Mercan Dede et nous entraînera dans un voyage entre l'esprit, l'âme et le cœur de sa fondatrice.

Autre invité de marque, le metteur en scène allemand Thomas Ostermeier, directeur artistique de la Schaubühne de Berlin, s'attaquera à Un ennemi du peuple, un texte d'Henrik Ibsen. Transporté pour la première fois en Amérique, ce brûlot posant le dilemme entre argent et intégrité nous immergera dans une assemblée publique où la prise de parole devient essentielle, voire vitale.

Birds With Skymirrors, du chorégraphe néozélandais d'origine samoane Lemi Ponifasio, mariera incantations énigmatiques et chants immémoriaux à travers des tableaux stylisés qui, une fois imbriqués, donneront corps à une cérémonie de réconciliation avec la Terre. Une vision de détritus toxiques pêchés dans l'océan sur une plage d'Océanie a soufflé à Ponifasio cette idée d'hommage à la vie à forte saveur environnementale.

Enfin, l'auteur Christian Lapointe nous fera voir et entendre les mots de Marguerite Duras dans L'homme Atlantique (et La maladie de la mort). Marie-Thérèse Fortin, Monia Chokri et Jean Alibert se donneront la réplique dans cette reconstitution de plateau de cinéma, où se côtoient amour impossible et détresse sexuelle en filigrane d'un nez à nez entre réel et théâtral.

Public ouvert

Né en 2007, le Festival TransAmériques se veut la continuité du Festival de théâtre des Amériques, lequel avait vu le jour en 1985 et se déployait aux deux ans. Transformé pour intégrer la danse à son calendrier, le rendez-vous bat désormais son plein annuellement. Plusieurs spectacles y sont présentés pour la toute première fois, tandis que d'autres ont déjà connu une vie sur les scènes internationales. Les créateurs en vedette viennent de tous les pays. En outre, en plus des prestations en salles, les gens peuvent prendre part aux activités extérieures et gratuites, réparties dans différents coins de la ville.

«Notre public est formidable, s'est exclamé Marie-Hélene Falcon. Il est constitué de personnes curieuses, qui ont envie de se lancer dans l'aventure et de découvrir des artistes qu'elles ne connaissent pas. Ce n'est pas un public qui attend d'avoir beaucoup de références pour aller voir les performances. Et on rejoint les gens dans la rue, dans leur rôle de passants.»

L'an dernier, le FTA avait accueilli sous son enseigne plus de 62 000 spectateurs, une hausse de 14% par rapport à l'édition précédente. La totalité des attractions de la prochaine mouture sera connue le 20 mars prochain. On peut déjà se procurer des billets pour les titres annoncés en visitant le fta.qc.ca, laplacedesarts.com ou encore par téléphone, au (514) 844-3822.

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