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03/02/2013 12:21 EST | Actualisé 05/04/2013 05:12 EDT

La Ville de Montréal privilégie un système léger sur rail pour le pont Champlain

PC

MONTRÉAL - La Ville de Montréal privilégie un système léger sur rail (SLR) de transport en commun pour le nouveau pont Champlain et n'écarte pas la possibilité d'installer des postes de péage sur l'ensemble des accès à l'île à partir de la Rive-Sud.

Dans une lettre envoyée à Denis Lebel, ministre fédéral des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités, le maire de Montréal, Michael Applebaum, et le responsable du transport au comité exécutif, Réal Ménard, ont manifesté l'appui de Montréal au projet du nouveau pont Champlain à huit voies, dont deux seraient réservées au transport collectif.

Ils y indiquent que Montréal considère que l'ajout d'un SLR serait «(la solution) la plus efficace en terme de fluidité» et «la plus structurante» pour consolider le corridor urbain Bonaventure-Champlain-Taschereau, mais également le secteur Griffintown, en développement, et le centre-ville de la métropole.

En conférence de presse dimanche, M. Ménard est resté fort prudent sur la question du péage. Si la Ville «ne s'oppose pas» à l'intention du gouvernement fédéral d'établir un péage sur le pont Champlain, elle souligne néanmoins l'importance d'une «vision d'ensemble cohérente», à savoir l'implantation d'un péage dit métropolitain.

Est-ce dire que les ponts Jacques-Cartier, Mercier et Victoria deviendront également «payants»? C'est à voir, selon M. Ménard, qui souhaite prévenir «l'éclosion anarchique de nouveaux bouchons», c'est-à-dire un éventuel débordement provoqué par les automobilistes qui choisiraient d'emprunter les ponts gratuits. À noter, 60 millions de véhicules traversent le pont Champlain tous les ans.

Montréal réclame également un apport de fonds publics «significatif» pour financer l'infrastructure. Il serait inéquitable à son avis que les automobilistes paient la note seuls, car l'ensemble les citoyens de la région métropolitaine contribuent au trésor public par leurs impôts. La Ville insiste par ailleurs sur le maintien de la capacité routière actuelle du pont, qui ne devrait pas être augmentée à son avis. Pourtant, si le pont comporte huit voies, dont deux réservées au transport en commun, comme le gouvernement fédéral le suggère, il en resterait six pour les véhicules, donc une de plus qu'actuellement, du moins aux heures de pointe.

La Ville rappelle enfin son désir de lancer un concours d'architecture international de design, tenu par Transport Canada, pour décider de l'allure du pont. Elle souhaite faire du pont Champlain un symbole identitaire, à la manière du pont Golden Gate de San Francisco ou de l'opéra de Sydney.